Expressions régulières

Le 24 juillet 2014 à 18h13min par Benoît Evellin
Certains jours, on a l’impression que tout est proche, même si cela n’a rien à voir. Hier, c’était dans le traitement informatique et dans la bouche des élus.

Hier, je faisais part à Florian de mon incapacité à me servir des expressions régulières (les « regex »). Ces regex sont bien pratiques quand on souhaite identifier des chaines de caractères précises dans un fichier. Dans mon cas, c’est pour le web que cela m’intéresse, afin de traiter des fichier où certains éléments HTML sont dépassés, indésirables ou surnuméraires. Les regex permettent donc de faire le ménage en quelques secondes et proprement [1], sans passer par d’infinis rechercher/remplacer qui laissent toujours échapper un élément (qui, bien entendu, fera tout planter).

Ni une ni deux, il m’envoie sur Regex Crosswords, un site bien foutu pour pratiquer les expressions régulières, une documentation suffisante en main. J’y passe un moment sympathique à me faire la main en m’amusant beaucoup !

Autre expression

Hier, j’ai aussi vu une expression régulière, une que je connaissais. Oh, pas une commode permettant de faire avancer le monde, non. Juste celle, extrêmement choquante, qu’une personne engagée peut parfois sortir à la presse car ses propos en ligne sont mal pris : « mon compte Twitter a été piraté ».

Cette « expression régulière », qui fonctionne très bien avec le prétexte du « ce n’est pas mon compte » est, une fois de plus un symbole de la non-prise en compte des pratiques du numérique quant à la réputation d’une personne.

Certes, l’exemple d’hier est un cas d’usurpation d’identité. Ce qui est très problématique pour un élu, figure publique : comment a-t-il pu ignorer qu’un compte Twitter à son nom existait, actif depuis novembre dernier, qui plus est bavard en ligne avec d’autres politiques locaux ?

Dans ce cas précis, a succédé au « ce n’est pas moi » une autre expression très régulière : « je suis nul en informatique », elle aussi bien pratique. C’est ce type d’expression, utilisé très fréquemment, qui justifie l’action des politiques quant à la « régulation » du Net en France (et ailleurs), au motif de terrorisme, de pédo-pornographie, de sauvetage des artistes des éditeurs de produits culturels ou tout simplement du fait qu’on leur dise de le faire.

Une censure dont nous allons tous pâtir, fort pratique pour cacher l’expression régulière de l’incompétence d’une majorité de dirigeants.

Post-scriptum

Si on ne peut pas compter sur la compétence des politiques quant au futur, on peut au moins pousser pour que le logiciel libre soit utilisé par défaut dans l’administration française.

Notes

[1Sauf erreur de configuration !

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