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Ce blog est une espèce de rien du tout sans rien du tout dedans. Mais j’aime bien l’avoir, car parfois, ça sert à y mettre quelque chose...

Dix trains du monde

Le 1er décembre 2015 à 00h16min par Benoît Évellin
Flânant sur Twitter à la recherche de l’éclatement d’une bulle d’ennui passagère, je croise les quelques 140 caractères suivants de mon incroyable amie Sophie Barel :

Ça parle de trains. Tout de suite, j’y mets le nez, et bon, voilà quoi [1]. Du coup, sang chaud, comme un couillon, je fais un touitte avec une fôte pour lâcher :

« Ducon, t’aurais mieux fait de te taire » me dis-je, mais c’est trop tard.

Du coup, un peu de motivation retrouvée dans un tiroir me permet de vous présenter dix photos ferroviaires qui ont toutes un aspect particulier à mes yeux ou qui introduisent des lieux particuliers. Il peut s’agir de lieux que je connais ou d’endroits dont j’ai juste entendu parler. C’est forcément peu objectif, mais au moins, c’est documenté. :p
Et ça va nous changer de la politique et des musées numériques...

La Suisse

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Viaduc en spirale de Brusio, Suisse
Kabelleger / David Gubler (http://www.bahnbilder.ch) - CC-BY-SA - Source

Je triche en commençant avec un pays plutôt qu’un train. Mais c’est parce que la Suisse est un paradis ferroviaire.

Entre Saint-Moritz à Tirano, il y a le viaduc de Brusio, un ouvrage d’art particulier qui a longtemps été un sujet de curiosité pour moi. Enfant, il s’agissait d’un projet de modélisme que j’avais vu dans un livre, et je trouvais diablement culotté qu’il puisse y avoir des constructions pareilles. Depuis, j’ai trouvé d’autres lieux cools et surtout, j’ai vu qu’on avait des exemples de ce type en France, dont un près de Paris (cimetière inclus, oui), qu’on voit depuis le TGV quand on contourne la capitale via Massy et (par dessus <3) Villeneuve-Saint-Georges.

Autre exemple suisse (on reste dans le même coin) avec ce viaduc situé sur la ligne reliant Filisur à Davos. J’aurai pu, depuis Filisur prendre la ligne qui va vers Thusis pour passer par le Landwasserviadukt, mais je n’avais pas de photo assez jolie. Sinon, leurs voisins ont des trucs pas trop vilains non plus.

Sociedad Quimica y Minera de Chile, Chili

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Train vide de nitrate, entre Tocopilla et Barriles.
Kabelleger / David Gubler (http://www.bahnbilder.ch) - CC-BY-SA - Source

Une image que j’ai découverte à l’occasion du vote annuel de Wikimedia Commons pour l’image de l’année 2014, où sa cousine a fini troisième. Le photographe [2] a capté l’atmosphère très ingrate des trains miniers et industriels. Or, j’adore les trains de ce type. C’est crade, ça pue, c’est un bonheur à faire en modélisme. À ça s’ajoute le paysage désertique (le creux dans la montagne pour faire passer le train) et les infrastructures (les poteaux de caténaire en bois <3) et la magie opère. Et le Chili a l’air plutôt riche de ce côté.

Le Japon

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Tramways à Sapporo, Hokkaido
アルトクール - CC-BY-SA - Source

Le Japon est un espèce de paradis ferroviaire (Hayao Miyazaki vous déjà l’a appris), où l’on va trouver d’un bord toute sorte de trains à grande vitesse dont les profils ont certainement été dessinés après une cure de saké et, de l’autre des ambiances fantastiques avec des herbes folles et du matériel délavé. Et les tramways en pagaille.

Le tramway de Lisbonne, Portugal

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Croisement dans Lisbonne
D. Gomes Ascensão - CC0 - Source

Je ne vous fait pas le coup de l’ambiance, mais vous aurez compris pourquoi j’adore cette photo, et surtout ce tram dans son ensemble, que j’ai eu le plaisir de voir [3]. Ce qui est fort avec le tramway, c’est que le principe du transport guidé permet de faire passer un volume important (c’est quand même gros ces petites choses) dans un endroit très étroit [4]. À Lisbonne, c’est très impressionnant à voir, tout comme leur roulement, lourd et puissant, qui prend aux tripes quand ils attaquent les grandes montées. La couleur, magique, fait le reste.

Tant qu’à parler de tramway, si San Francisco est connue pour son cable car, elle l’est moins pour la ligne F du MUNI (transport municipal). Cette ligne qui remonte Mission Street et longe Embarcadero, utilise en service commercial quotidien des tramways anciens provenant de plein d’endroits (principalement les USA, mais aussi l’Angleterre ou l’Italie) sauvegardés et restaurés par des volontaires. Comme pour Lisbonne, à San Francisco, la F-line fait bel et bien partie du décor.

La Petite Ceinture, Paris

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Gare de Charonne.
R.CHARUEL - CC-BY-SA - Source

Imaginez une ligne qui fasse le tour de Paris. Qui passe entre les immeubles (voir dedans) et qui est aujourd’hui à l’abandon [5]. Est-il nécessaire de poursuivre l’explication de l’ambiance fantastique qui se dégage de cet endroit en vous montrant une locomotive à vapeur enjambant le cours de Vincennes ou un gros Diesel parc Montsouris ? Ou évoquer les gares, les tunnels, les ponts ?

Canfranc, Espagne

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Canfranc et sa gare fantôme
Alberto Pascual - CC-BY-SA - Source

L’histoire de la ligne de Pau à Canfrancest assez singulière. Ligne des Pyrénées à voie unique, elle est un des franchissements possibles entre la France et l’Espagne sans passer par le bord de mer. C’est une ligne difficile, à voie unique, qui comprend de fortes rampes (les trains n’aiment pas) et un tunnel hélocoïdal (un franchissement comme le viaduc de Brusoi, mais intégralement en tunnel, oui m’sieu-dame). Tout ça pour aboutir à Canfranc, côté espagnol, où une rupture de charge à lieu, l’écartement du chemin de fer en Ibérie étant un peu plus large qu’ailleurs en Europe [6]. Du coup une gare immense est construite pour gérer le trafic à la frontière et les transvasements de passagers et marchandises.

En 1970, un train à la dérive déraille sur un pont et entraîne la fermeture de la ligne côté français. Tout le trafic s’effondre et la gare est rapidement abandonnée, avec du matériel français comme espagnol qui y reste en rade, se dégradant irrémédiablement.

Aujourd’hui, côté espagnol, un petit train régional assure le service. L’augmentation du trafic pose la question de la réouverture depuis plus de 40 ans, et cela semble être en bonne passe pour aboutir : les travaux ont déblayé tout, retirant progressivement l’intérêt urbex-istique du lieu.

The Durango and Silverton Narrow Gauge Railroad, Colorado

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À l’approche de Silverton
Milan Suvajac - CC-BY-SA - Source

À elle tout seule, cette ligne touche plusieurs points importants de la culture ferroviaire : intimement liée à la conquête de l’ouest et notamment la ruée vers l’or et l’argent (elle est construite pour), cette ligne à voie étroite devenue exclusivement touristique voit passer des locomotives à vapeur en continu depuis 1881. Loin d’être un chemin de fer de seconde zone, de par la variété et la qualité de son matériel (avec de grosses locomotives), le D&SNGR est une source d’inspiration pour de nombreux modélistes ferroviaires (dont un grand Monsieur).

Les musées vivants du chemin de fer en France

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Rotonde de Longueville, Seine et Marne, France
Pline - CC-BY-SA - Source

Les lignes et lieux sont intéressants, mais la dynamique de préservation et de transmission du savoir m’intéresse d’avantage. Outre les musées (dont celui de Mulhouse) qui restent à mon avis assez froids, nous avons la chance d’avoir des lieux où les trains restent vivants, que ce soit dans des lieux de conservation (Longueville, Langeux...) ou dans le cadre de chemin de fer touristiques (Le Vivarais, la Baie de Somme...). Il y a de beaux lieux un peu partout en France, qu’il faut découvrir, car la fédération qui s’en charge est complètement dans les choux. Pour ma part, je stationne à Nantes.

Cuba

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Vallée de Los Ingenios, Cuba
Wayne77 - Source

Jusqu’il y à quelque temps, la récolte annuelle de la canne à sucre à Cuba remettait en service des locomotives à vapeur. Il y a donc dans ce pays de nombreuses machines à vapeur encore à peu près en état.

Une fois de plus, c’est l’ambiance qui me botte : des machines fabriquées aux États-Unis, colorées, cradasses, avec quelques étoiles ; le tout dans une ambiance de jungle révolutionnaire. Cœur avec les doigts.

N’importe quoi

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Autorail SNCB classe 46 dans une acérie
LHOON - CC-BY-SA - Source

Cher lecteur, tout va bien. Je n’ai pas encore fondu un plomb de chaudière. C’est juste qu’il est parfois difficile pour moi d’expliquer le fait que j’ai un intérêt pour le monde ferroviaire. Et expliquer ce que j’apprécie précisément est encore plus difficile.

Au cours de sa rédaction, ce billet de blog a glissé doucement vers une entrée dans les univers ferroviaires qui me plaisent : prouesses technologiques, fusion dans le paysage, saleté et tâches ingrates, urbanisme et exploration, grandeur et décadence... En neuf titres, je vous ai présenté des exemples qui sont pour moi marquants. Alors imaginez la combinaison !

Imaginez des lieux où il serait incongru de faire passer des trains. Imaginez que le monde ferroviaire ne s’arrête pas à ce que vous voyez quand vous prenez un TGV ou un TER. Imaginez ce qui pourrait être le étrange, le plus déroutant, le plus bizarre.

Le « problème », c’est que la réalité dépasse régulièrement l’imagination !
Des locomotives-grues ? Oui, mais avec quatre tampons.
Des locomotives américaines à engrenages et arbres de transmission ? Oui, mais à Taïwan (gniii !).
Des trains dans le désert ? Autant qu’ils aient de monstrueux filtres. Ou que le temps ai passé.
Des autorails improbables ? Tant qu’à leur faire une drôle de forme, autant qu’ils roulent, sous les tropiques !

C’est là le monde ferroviaire que j’aime !

« Il nous faut du numérique »

Le 20 novembre 2015 à 11h59min par Benoît Évellin
TL ;DR : estimer que le numérique est indispensable est une course au gadget.

Dans un musée, il est possible de remplacer les cartels par des tablettes (et « être numérique »), mais si c’est pour n’y trouver dessus que le texte des vieux cartels, cela n’a absolument aucun intérêt. Le numérique est un outil, un outil qu’il convient de connaître, et non une obligation ou un phénomène de mode.

Lors de Museomix 2015 au musée de Bretagne, les participants étaient surpris du fait que j’affirme que leurs prototypes n’avaient aucune obligation d’intégrer des briques numériques. Certains pensaient que c’était obligatoire, dans l’ADN même de l’événement ; d’autres ont confirmé que d’autres éditions interdisaient les projets sans numérique [7].

Le numérique est un outil, un outil qu’il convient de connaître donc, que ce soit dans une institution culturelle ou dans la vie de tous les jours. Si le bon sens fait qu’on ne prend pas de tractopelle pour planter des clous, il faut qu’il en soit de même pour les outils (issus du) numérique(s). Le choix d’un outil numérique doit répondre à un besoin réel. Le simple besoin d’une interaction n’est pas un besoin suffisant : il est possible de faire des dispositifs interactifs ou de réalité augmentée sans passer par le numérique. (Je retiens l’idée pour un prochain billet.)

L’écran, icône du numérique, ne révolutionnera pas l’expérience de visite s’il n’y a pas de vraie questionnement de cette expérience. Estimer que l’installation d’une borne interactive dans une salle attirera « les jeunes » ou croire que coller des QR codes dans une publication la rendra plus attirante est une illusion. Ce type de cautère sur jambe de bois n’est pas non plus d’une innovation, comme j’ai parfois pu l’entendre dans de précédentes expériences.

L’innovation, elle, vient de l’intégration des pratiques que le monde du numérique est capable de mettre en place : méthodes de co-création, intégration de l’utilisateur dans le processus de création, culture du changement, etc. Cela nécessite bien entendu des efforts et, parfois, des moyens techniques (non, cela n’est pas systématiquement cher ; non cela n’est pas systématiquement technique).

Comme dit la publicité, « n’hésitez pas à consulter un spécialiste ». :)

J’ai dansé

Le 10 août 2015 à 13h25min par Benoît Évellin

J’ai voyagé
De la montagne
Vers la grande ville
Du bord de mer

J’ai retrouvé
Le bruit des villes
Pour aller voir
L’ami perdu.

J’ai écouté
L’ami qui chante
Dans son malheur
Les pas du monde

La mort et l’âme
L’amour sans joie
Quand on attend
Et que l’on danse

J’ai retrouvé
L’ami perdu
Et devant lui
J’ai dansé.

Lorient, 9 août 2015

L’ancêtre des fab-labs

Le 2 septembre 2014 à 17h58min par Benoît Évellin
Les fab-labs sont partout : dans la presse, sur les lèvres, dans la rue. Présentés comme le nouveau facteur de faire-ensemble, c’est, pour beaucoup, une révolution. Leur montée en puissance a été initiée par le MIT, mais le principe a d’autres ancêtres : les clubs de modélisme ferroviaire [8].

J’ai eu le plaisir, adolescent, d’exercer ma passion dans un club de modélisme ferroviaire de la région de Rennes. C’était un lieu convivial, un étage d’une salle communale, où nous nous retrouvions le vendredi soir pour papoter et le samedi après-midi pour travailler. C’était à une époque où le Libre n’avait pas quitté le Net et où le Net, c’était uniquement chez certains privilégiés. C’était avant.

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Modélisme ferroviaire en 1945. 70 ans après, on y est toujours.
Des membres du Club de modèles réduits de trains de Montréal travaillent sur les voies ferrées et sur les trains.
« Hobby. Model Railroad Club BAnQ P48S1P12118 » par Conrad Poirier - BAnQ Vieux-Montréal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Sous licence Public domain via Wikimedia Commons - Source

Dans ce club, et comme dans d’autres partout en France et dans le monde, chaque membre avait la possibilité de bénéficier de beaucoup de choses mises en commun, tels que des outils qu’on trouve peu chez soi (suivant les lieux : perceuse à colonne, tour, cabine de peinture, etc.) et les fournitures associées. La documentation, aussi bien sur papier par l’intermédiaire de revues ou de documents tirés des archives de la SNCF complétait le tout. L’apparition des fab-labs dans le paysage n’est qu’une suite logique de ce type de lieu. Y a-t-il eu inspiration ? Bonne question. Mais certains éléments différait radicalement : l’ouverture sur le monde et les égos. (Oui, c’est là où je balance.)

Car si certains mordus donnaient conseils et tours de main, ou étaient capables de vous bricoler un régulateur en une heure ou à vous profiler le train de roues d’une locomotive à vapeur en un après-midi, on trouvait également un sacré paquet de personnes qui n’allaient surtout pas partager ce qu’ils savaient. Et pourtant, il y avait des compétences et spécialisations, en menuiserie, électricité, peinture (pour le réel ou la miniature), décor, entretien du matériel, programmation, etc. J’ai eu la chance de tomber sur des personnes très ouvertes à l’idée de partage dans le club où j’étais. D’autres amis, eux aussi jeunes, n’avaient en face d’eux que des papys qui les regardaient avec dédain, des adultes qui estimaient que leurs idées de petits jeunes ne valaient rien, des vieux routiers du ferromodélisme pour qui la technique utilisée il y a 30 ans est la seule vraie, et d’autres qui se refusaient d’imaginer expliquer ce qu’ils faisaient. Et ça, c’était quand des jeunes avaient la chance d’être acceptés dans le cercle d’initiés.

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Faire. Mais chacun dans son coin.
Un membre du Club de modèles réduits de trains de Montréal travaille à la perceuse. Il a une loupe de précision fixée sur un verre de ses lunettes.
« Hobby. Model Railroad Club BAnQ P48S1P12114 » par Conrad Poirier - BAnQ Vieux-Montréal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Sous licence Public domain via Wikimedia Commons - Source

Et ce fut leur fin à tous.

Dans les clubs que j’ai pu croiser, les jeunes sont partis, ceux qui partageaient leurs savoirs aussi, chassés tous deux par ceux qui estimaient que c’était mieux avant. Aujourd’hui, ces clubs ont globalement fermé, ou vivotent, chez l’un ou chez l’autre. Plus de projets, plus de locaux, beaucoup de regrets amers quand on recroise ceux qui ne voulaient pas que ça change.

C’est le Web qui a regroupé les passionnés, sur les forums. Imaginez un club virtuel avec des personnes qui ont les mêmes intérêts que vous [9], où l’on passe quand on veut, où l’on trouve assez facilement des tours de main, de la documentation, des personnes qui peuvent conseiller... Oh, on y trouve toujours un lot de jalousies, de « j’en fous pas une » et, par usage de l’outil, de trolls. On papote moins autour de la cabine à peinture un coca à la main, mais globalement, on finit par rencontrer des gens et par y trouver son compte : les parias d’hier peuvent librement parler de moulage en résine, de répartition de flocage par appareils électrostatiques, de programmation d’actions en Digital Command Control (DCC), etc.

Et là, arrivent les fab-labs. La première fois que j’y suis allé, ça a été magique, tout en me balançant une palette de madeleines de Proust à la troche. Tu veux avoir accès aux outils ? On te forme, tu fais, tu documentes. Tu as besoin d’un coup de main ? Tu viens tel jour, ya machin qui t’expliquera. Tu as besoin de compléments ? Va voir par là, tu y trouveras ton bonheur.

Au boulot

C’est dans un emploi du temps chargé que j’essaye, depuis quelques années, de prendre du temps pour participer à tout ça. Ma maquette actuelle, en cours depuis un moment, se veut être une plateforme d’essais pour ce type d’expériences. Prenons la photo suivante pour quelques cas pratiques :

Vous imaginez graver les briques du bâtiment du fond (aujourd’hui pré-maquette d’étude en carton, un bouzin fait 60 centimètres de long) ? Moi, je le vois de la découpe laser sur une plaque de plastique [10].

Vous pensez que le poteau à droite vaille le coup d’être taillé à la main ? J’y vois de l’impression 3D avec multiplication du modèle maître par moulage en résine [11]. Idem pour les ventilateurs des wagons (qui gagneraient à être refaits).

Et on peut continuer ! Un pilotage sans passer par de la programmation en DCC ou la gestion d’un cycle de journées ? On peut tenter Arduino. De la décoration ou la création de caches en papier ou carton ? Découpe en FAO. Et on peut y trouver bien d’autres techniques...

Pour le modélisme ferroviaire, les fab-labs, c’est le retour du futur dans le temps présent. Encore faut-il prendre le temps de la découverte.

Expressions régulières

Le 24 juillet 2014 à 18h13min par Benoît Evellin
Certains jours, on a l’impression que tout est proche, même si cela n’a rien à voir. Hier, c’était dans le traitement informatique et dans la bouche des élus.

Hier, je faisais part à Florian de mon incapacité à me servir des expressions régulières (les « regex »). Ces regex sont bien pratiques quand on souhaite identifier des chaines de caractères précises dans un fichier. Dans mon cas, c’est pour le web que cela m’intéresse, afin de traiter des fichier où certains éléments HTML sont dépassés, indésirables ou surnuméraires. Les regex permettent donc de faire le ménage en quelques secondes et proprement [12], sans passer par d’infinis rechercher/remplacer qui laissent toujours échapper un élément (qui, bien entendu, fera tout planter).

Ni une ni deux, il m’envoie sur Regex Crosswords, un site bien foutu pour pratiquer les expressions régulières, une documentation suffisante en main. J’y passe un moment sympathique à me faire la main en m’amusant beaucoup !

Autre expression

Hier, j’ai aussi vu une expression régulière, une que je connaissais. Oh, pas une commode permettant de faire avancer le monde, non. Juste celle, extrêmement choquante, qu’une personne engagée peut parfois sortir à la presse car ses propos en ligne sont mal pris : « mon compte Twitter a été piraté ».

Cette « expression régulière », qui fonctionne très bien avec le prétexte du « ce n’est pas mon compte » est, une fois de plus un symbole de la non-prise en compte des pratiques du numérique quant à la réputation d’une personne.

Certes, l’exemple d’hier est un cas d’usurpation d’identité. Ce qui est très problématique pour un élu, figure publique : comment a-t-il pu ignorer qu’un compte Twitter à son nom existait, actif depuis novembre dernier, qui plus est bavard en ligne avec d’autres politiques locaux ?

Dans ce cas précis, a succédé au « ce n’est pas moi » une autre expression très régulière : « je suis nul en informatique », elle aussi bien pratique. C’est ce type d’expression, utilisé très fréquemment, qui justifie l’action des politiques quant à la « régulation » du Net en France (et ailleurs), au motif de terrorisme, de pédo-pornographie, de sauvetage des artistes des éditeurs de produits culturels ou tout simplement du fait qu’on leur dise de le faire.

Une censure dont nous allons tous pâtir, fort pratique pour cacher l’expression régulière de l’incompétence d’une majorité de dirigeants.

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Notes

[1En même temps, un truc Topito (ahem) pour Ouigo (AHEM)...

[2Toujours le même, je le réalise à l’instant !

[4Titre. Pour toi Sophie.

[5Et malheureusement en cours de reconversion pour en faire un parc à bobos sans trains.

[6La peur des voisins au XIXe siècle.

[7J’en restais coi.

[8Cela s’applique sûrement pour d’autres types de modélismes, mais je n’en ai jamais fréquenté et, surtout, le modélisme ferroviaire présente de très nombreux aspects non partagés par les autres disciplines.

[9Parce que être jeune ET amateur de voie étroite en club, c’est un peu l’ascension vers Golgotha.

[10Pour avoir passé une soirée à graver 2x10 centimètres de briques à la main, c’est vite décidé.

[11Cas théorique, ce présent poteau venant du commerce

[12Sauf erreur de configuration !

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