Voyages

J’ai dansé

Le 10 août 2015 à 13h25min par Benoît Évellin

J’ai voyagé
De la montagne
Vers la grande ville
Du bord de mer

J’ai retrouvé
Le bruit des villes
Pour aller voir
L’ami perdu.

J’ai écouté
L’ami qui chante
Dans son malheur
Les pas du monde

La mort et l’âme
L’amour sans joie
Quand on attend
Et que l’on danse

J’ai retrouvé
L’ami perdu
Et devant lui
J’ai dansé.

Lorient, 9 août 2015

Train du Père Noël

Le 14 décembre 2009 à 12h39min par Benoît Évellin
Compte-rendu rapide d’une double sortie à toute vapeur dans le froid de la Loire Atlantique.

Pour ceux qui n’ont pas encore eu l’information, je suis membre de l’association Loco Vapeur R1199, qui se charge de l’entretien et de la sauvegarde d’une belle grand mère née en février 1947 à Philadelphie, et membre de la grande famille des locomotives SNCF type 141 R.

Après avoir fait des sorties cet été vers Amboise et Lorient, la machine était de nouveau de sortie après une panne pour emmener le Père Noël vers Clisson samedi et Sainte-Pazanne dimanche.

Résumé rapide : il y avait plein d’enfants qui ont eu droit à bonbons et jouet, un froid vif et piquant, des gens passionnés [1], deux voyages fort plaisants (on voit mieux les panaches de vapeur quand il fait froid et que le fioul brûle mal), bref, que du bonheur.

J’ai pu faire quelques photos à Sainte-Pazanne, et j’ai eu une bonne surprise à l’arrivée (en fanfare et en foule). Résumé en photos si vous voulez bien :

JPEG - 130.5 ko
Foule à Sainte Pazanne
Il y avait au moins l’équivalent du train sur les quais !
JPEG - 179.9 ko
Accueil en fanfare
JPEG - 140.6 ko
La R en manoeuvres pour se mettre en tête du train.
L’arrivée s’était faite avec le tender en avant.
JPEG - 177.2 ko
Surprise du jour : la potence à signaux !
Elle est toujours debout !

Contrairement à ce que j’en savais, cette potence à signaux mécanique, encore plus vieille que la machine à vapeur, est encore debout jusqu’en janvier. Techniquement dépassée, elle va être remplacée par des signaux lumineux modernes, pour filer à l’abri à la Cité du train de Mulhouse.

Le passage à niveau, toujours à commande manuelle [2], va lui aussi disparaître.

JPEG - 124.1 ko
La R sous la potence
Refouler vers le quai, sans écraser les photographes qui, si ils pouvaient, passeraient leur temps sur les voies.
JPEG - 119.5 ko
Les signaux sont prêts à remplacer la potence.
JPEG - 132.9 ko
A contre-voie
Une photo le temps de passer voir l’équipe de graissage et remettre la plaque « Joyeux Noël » sur le tablier de la machine.
JPEG - 104.3 ko
Un coucher de soleil en contre-jour terrible !

Quart d’heure anglais

Le 7 avril 2009 à 12h47min par Benoît Évellin
Record battu le 26 mars : après mes 25 minutes en Finlande en décembre [3], je suis resté 15 minutes en Angleterre. Première partie du récit d’un voyage chrono.

Avant tout, il faut avoir tous les éléments pour comprendre pourquoi j’ai franchi la Manche le 23 mars. Mon frère Étienne avait, comme tout bon élève de quatrième, son voyage en Angleterre à faire, avec toute sa classe. Suite à une brouille administrative [4] il n’avait pas de papiers d’identité pour sortir du territoire le jour du départ de son groupe le 22. Après avoir fortement appuyé du côté de la préfecture, il a reçu son passeport [5] le 23 au matin. La Brittany Ferries ne prenant pas de mineurs non-accompagnés, il a fallu trouver un accompagnateur.

Départ en fin de matinée pour Ouistreham et embarquement à bord du MV Mont Saint Michel. Bateau à moitié vide (un groupe scolaire), temps bouché, vent force 8 et mer agitée. J’ai la chance d’être assez peu sensible aux mouvements du bateau et au mal de mer, contrairement à certains...

JPEG - 231.8 ko
Non, il n’a pas servi !
Étienne était juste incommodé. Il a réussi à manger (pas des masses), et à ne pas être pâle tout le temps. Ça va encore un état pareil.

Le temps n’empêchait pas certains scolaires [6] de s’amuser à courir dans les coursives et le self. C’est chiant, mais bon, j’ai fait pareil au même âge. A 25 ans, non, bizarrement... A croire que je me passe de cet effet cosmonaute...

Bref, rien à faire sur ce bateau, à part manger (encore faut-il finir son assiette, pour certains, hein... :) ), lire, regarder la mer, faire deux-trois photos, faire un tour sans se casser la gueule, attendre que le bulbe du ferry défonce un paquet de mer... On ne croise personne [7], pas d’autre bateau, sauf un, c’est chiant.

JPEG - 217.1 ko
Eux, ils devait prendre carrément plus cher que nous. Faudra que j’essaye un jour...
JPEG - 241.9 ko
Un manque total de qualité de service : ils ne font pas les vitrages extérieurs aux escales. Les photos prises depuis l’intérieur sont donc dégeulasses...

Ce qui vaut le coup sur une traversée pareille, c’est l’arrivée à Portsmouth, port militaire notable de nos amis les rostbeefs. De nuit, c’est vraiment très sympa, car on traverse la totalité du port pour accoster. Joli spectacle des bâtiments au bord de l’eau et des navires militaires (assez peu nombreux cette fois-ci, hélas) à quai, le tout surplombé par la Spinnaker Tower.

JPEG - 229.7 ko
Spinnaker Tower
(Une ! J’ai réussi une photo entre les vibrations du bateau et l’absence de lumière !)
JPEG - 283.7 ko
Tiens, le HMS Victory !
JPEG - 320 ko

Débarquement, passage du contrôle (top chrono), dépôt du petit frère à sa prof qui nous attendait, attente du rembarquement, juste le temps de passer aux toilettes et lire deux pages de bouquin que l’embarquement est signalé. Hop, re contrôle, avec portique et tout, comme dans un aéroport. Ils sont un peu parano en Albion... Total : 15 minutes en Angleterre.

Retour avec beaucoup plus de monde, de nuit, sur un siège cassé inconfortable et sans couverture (merci les gens qui en prennent quatre ou cinq, merci le veilleur de nuit qui n’en donne pas). Prochaine fois, ça sera cabine, d’office.

Retour pour Nantes, via Caen et Le Mans. L’occasion de tester le 55-200 sur du train. Et surtout, l’étape mancelle qui sera la prochaine partie du récit, mais dans une autre rubrique...

JPEG - 372 ko
Derrière cette porte, un lieu pour moi quasiment mythique...

Hwanseongul cave

Le 6 décembre 2008 à 11h49min par Benoît Évellin
Une journée de visites, au pas de charge, pour explorer une des plus belles grottes de Corée.

Mi-novembre, c’est un peu sur un coup de tête que Jérémie, Edouard et moi avons décidé de partir explorer la grotte de Hwanseongul. Pourquoi ? Parce que la photo du guide touristique était sympa !

JPEG - 86 ko
Edouard, Jérémie, le bus.

Gogogo !

Levé à 5h30 pour prendre le bus dans une des grandes gares routières de Séoul, bus qui allait nous mener sur la côte est, dans la ville de Samcheok. La Corée est très bien desservie par les bus, qui quadrillent tout le pays pour pas cher. Achat des billets (15900 wons, soit environ 10€ [8] pour 350km) grâce à l’aide improvisée d’un gars qui était là, repérage du bus, grâce à un autre gars qui passait... Durant le voyage, on trouvera ainsi toujours quelqu’un qui va spontanément nous aider pour nous orienter ou nous renseigner.

JPEG - 90.5 ko
JPEG - 62.1 ko
A la gare routière, la signalisation est optimale.

Les bus « limousine » n’ont que 32 places, mais sont très spacieux et confortables. Tellement confortables que les Coréens en ont bien profité... et nous aussi, au retour !

JPEG - 51.4 ko

Débarquement à Sancheok, où nous récupérons les horaires de retour, et les horaires de bus pour monter à Hwanseongul. Problème, au vu des horaires, nous avons une heure pour visiter la grotte (en comptant la demi-heure nécessaire pour y monter à pied). Petit tour dans la ville en attendant le bus pour la grotte, bus qui part plus de deux heures après notre arrivée [9]. Visite du marché, où Édouard achète une valise de voyage (la grosse rigolade), et où tout le monde regarde les trois Européens débarqués là comme trois extraterrestres. C’est assez amusant, un peu impressionnant : ça n’est pas Séoul la cosmopolite ! Repas bon-copieux-pas cher et retour au bus.

JPEG - 82.8 ko

L’arrivée à la montagne, après une correspondance presque râtée, est une bonne surprise : le lieu est beau, bien que le parking soit blindé de cars de tourisme. La montée se fait (à peu près [10]) bien au pas de charge, tout étant pavé ou équipé d’escaliers.

JPEG - 177.3 ko
JPEG - 106.7 ko
Une caméra (comme d’habitude) et ses détecteurs infrarouge...

La montée est sympa, même si les couleurs magnifiques de l’automne sont un peu parties. Le début du mois de novembre était, cette année, la plus belle période pour les couleurs.

JPEG - 151.1 ko
JPEG - 180.3 ko

La grotte

La grotte à proprement parler est impressionnante : une grande ouverture pour l’entrée où le gardien s’assure que vous avez votre ticket et que vous allez bien. J’ai cru qu’il ne voudrait jamais me laisser entrer tellement j’étais essoufflé.

Après, l’intérieur est lui aussi très impressionnant, avec, sur 1,6km de parcours ouverts au public, plusieurs lacs, des chutes d’eau, des formations calcaires assez folles... L’éclairage est très orienté pour bien montrer les spécificités de la grotte ; difficile d’en râter un bout.

JPEG - 76.9 ko
JPEG - 76.3 ko
JPEG - 75.5 ko
JPEG - 120.1 ko
JPEG - 84.7 ko
Le pont suspendu, et ses squelettes en plastiques de bon goût.
JPEG - 68.2 ko
Des néons partout...
Ce pont m’a choqué. Je ne pensais pas qu’après les squelettes, ils oseraient faire dans le Bisounours...
JPEG - 115.9 ko
Des couches de roches provenant des mouvements tectoniques.
Merci les panneaux bilingues...
JPEG - 77.2 ko

Toute la visite se fait à pied, contrairement à l’autre grotte toute proche, où c’est un monorail qui emmène les visiteurs. Pour les photos, c’est fait au mieux, sans pied, dans un couloir de 80cm de large avec plein de monde qui vous passe dans le dos !

JPEG - 76.7 ko
JPEG - 95.2 ko
JPEG - 64.2 ko
La statue de la Vierge
JPEG - 39.9 ko
JPEG - 77.3 ko

Et nous sommes sortis de là, heureux, parés à attaquer (en courant) la descente pour attraper le bus... qui n’était presque pas en retard !

Le retour

Le retour s’est effectué tout gentiment jusqu’à Sansheok. Le paysage se laisse regarder, bien qu’une petite lassitude se fasse vite ressentir : c’est un peu partout pareil. Notre chauffeur de bus prenait le temps de ralentir pour saluer tous ceux qu’il croisait : pêcheur dans le torrent, agents de l’équipement, mamie qui prépare le kimchi...

JPEG - 116 ko
Un arbre à hong-shi
JPEG - 59.8 ko

On croise parfois de bonnes surprises, comme des grues blanches dans le lit d’un torrent, ou un très grand temple. On se dit qu’on va revenir pour voir ça [11]...

JPEG - 79.4 ko
La photo qui m’a fait passer pour un taré auprès de tout le bus...

Retour à Séoul à 22h passées, crevés, rincés, morts, après avoir subi la torture dans le bus en regardant une émission culinaire sur le vin français et les spécialités qui font bien avec...

Une très bonne journée en somme, qu’Edouard a montée en quatre vidéos de 25 minutes au total, et qu’il m’a permis de mettre ici pour vous en faire profiter :

Montagne 1, Benoît 0

Le 14 septembre 2008 à 18h39min par Benoît Évellin
Une sortie sympa se transforme en aventure terrible mais enrichissante...
Attention, cet article est très long.

D’ores et déjà, je vais commencer par les mauvaises nouvelles avant de passer au récit. Oui, ça s’est mal passé pour moi notre petite sortie à la montagne du côté de Dobongsan, avec Jérémie, Maxence et Cédric : j’ai été traitreusement trahi par mon repas du midi, qui m’a donné une très grosse lourdeur d’estomac durant une très grosse partie de l’après midi. Ceci, associé au fait que je n’ai pas fait de sport intensivement ces dernières années, m’a amené à une défaite cuisante : montagne 1, Benoît 0.

Tout était bien parti pourtant : aujourd’hui (date et heure du billet, parce qu’ici, on a dépassé le 14 depuis quelques minutes) avait lieu la fête de Chuseok. Il s’agit de la fête des récoltes, où chacun va dans sa famille partager un repas, faire la fête et révérer les ancêtres. Les Coréens comparent ça avec la fête de Thanksgiving sur le principe des retrouvailles.
Bref, cela signifiait des rues relativement désertes, les Coréens rentrant dans leurs villages. Relativement, car il y a toujours beaucoup de trafic à Séoul, mais notre rue, d’habitude envahie de voitures en stationnement était pour ainsi dire déserte...

Après un passage au Burger King, et une bonne heure de métro, c’est l’arrivée à la montagne. Surprise ! Chuseok ou pas, les Coréens étaient fort nombreux à avoir eu la même idée que nous. C’est donc avec pas mal de peuple que nous avons commencé à grimper.

Comme d’habitude, les boutiques présentes sont remplies de produits en lien avec le lieu : tout pour la randonnée. Les Coréens ne font jamais les choses à moitié, et c’est complètement équipés qu’ils vont grimper la montagne.

JPEG - 117.9 ko
Parcours et dépense calorique
Au pied de l’accès se trouve un panneau récapitulant les différents parcours, avec, notamment la dépense énergétique induite.

On trouve également des sources à cet endroit, comme un peu partout dans la montagne (mais beaucoup plus petites). Tout le monde fait le plein avant de grimper. Chaque source a plusieurs louches en plastiques laissées à disposition des visiteurs. tout à fait le genre d’accessoire qui disparaitrait en France...

Hop, début de la grimpette. Il y a plein de choses à voir ou à entendre : le torrent qui coule, les rochers nombreux, parfois gravés de prières.


Première étape très intéressante : un petit ermitage gardé par un moine et une impressionnante collection de Bouddhas.

Ce petit temple est un passage pour certains grimpeurs qui viennent pour y prier [12]. C’est un endroit étrange et reposant à la fois, de par son calme, ses couleurs...



JPEG - 185.1 ko
Le dessous du toit du temple



JPEG - 40.6 ko
Séoul vue du temple

Reprise de la grimpette (difficile pour moi) pour aller voir un peu plus haut, sur un gros rocher où pas mal de monde fait bronzette ou lit un bouquin. La vue sur Séoul est vraiment impressionnante de cette hauteur.
La ville est bien vivante : de là où nous étions le bruit continu des voitures était perceptible !

Encore un peu de montée après cet épisode, de plus en plus dure à faire. Mon cher estomac a trop fait des siennes. Pour éviter de retarder les autres, j’ai préféré les laisser continuer jusqu’au sommet, qui était pourtant tout près. J’ai donc entamé une descente lente et gastroentéritique, sous le bruit des châtaignes (ou du moins d’un modèle proche) tombant des arbres. C’était très apaisant, un peu comme le bruit de la pluie sur les feuilles, en moins mouillé et en beaucoup plus solide.

J’ai alors rencontré un super rocher, très particulier de par sa forme, après duquel j’ai abandonné mon déjeuner. Lâchement.
J’ai honteusement relevé la tête quand une famille arrivait. Le grand père m’a tout de suite donné je ne sais quelles feuilles fraichement cueillies qui m’ont aidé à me soulager l’estomac. J’ai fait une grosse partie de la descente avec eux, à parler de la France, de la forêt (j’ai eu droit à tous les noms d’arbres en coréen) et de Chuseok. Le grand père était très bavard, et sa belle-fille (si j’ai bien compris) s’occupait de tout traduire. Un très bon moment [13], surtout sans poids sur l’estomac !

JPEG - 81.9 ko
Un poteau de secours.
En cas de souci, vous appelez le n° d’urgence (119) et vous donnez les coordonnées du poteau (31-02). Les secours arriveront là.

J’ai laissé les Coréens après une bonne demi-heure de marche, en leur faisant promesse de revenir à l’automne, car la montagne sera merveilleuse de couleurs. Ça fera un excellent match retour, où tout sera mis en œuvre pour gagner.

Après, tout n’a été qu’une fin de descente paisible et le retour à la civilisation à la toute fin du couchant [14]], son bruit, ses lumières, son métro...

Aller en haut de page

Notes

[1Certains un peu trop et c’est le seul point déplaisant des deux jours : les photographes (et bizarrement les photographes amateurs du chemin de fer en particulier), qui descendent sur les voies ou les traversent pour prendre la plus belle photo du monde. Problème, c’est que même sur les voies-de-service-où-ya-pas-de-train-qui-passe, c’est interdit, sauf en étant dûment autorisé par un personnel habilité. Et que c’est pas sur leur gueule que ça retombe quand ils y vont, mais sur celle des associations qui organisent des trains spéciaux. Et que ça sert à rien d’insulter les bénévoles dans ces cas là, car ça fait carrément baisser la réputation de ces mêmes amateurs auprès des associations et de la Maison.

[2C’était très amusant t’entendre l’agent chargé de la descente des barrières s’arrêter à mi-course pour demander aux gens de se mettre du bon côté de la barrière. L’automatisme ne ferait pas ça.

[3Sorti sur le territoire, donc en quittant une zone internationale d’aéroport pour la Finlande, ou une zone portuaire pour cette fois-ci, après contrôle des papiers.

[4Et d’autres soucis de communication inter-parentaux, habituels côté maternel...

[5Plus simple qu’une carte d’identité, car il ne nécessite pas de délai supplémentaire pour avoir une attestation de sortie du territoire.

[6Terme des gens du bord, merci Nolwenn.

[7Au moins, en voiture, on peut compter les Twingo.

[8Le won est un yoyo économique...

[9C’est ça qu’on appelle une correspondance large en temps ?

[10Rappelez vous la montagne...

[11On reviendra au moins pour le Penis Park, sanctuaire d’une ancienne religion phallique, situé pas très loin !

[12Ils doivent en profiter pour aller dans le second temple qu’on trouve sur le même versant, ou bien dans celui au pied de la montagne.

[13Un autre évènement original a été quand j’ai renseigné en anglais au pied de la montagne deux personnes de type européen, avant de leur demander d’où ils venaient : Canada. Quand j’ai dis que j’étais français, la femme (qui n’avait pas encore parlé) m’a sorti « Câlisse, si on avait sû ! »

[1419h, il fait nuit...

Site actuellement en travaux !