Korea

#Korea : billets sur un voyage en Corée du Sud, au second semestre 2008.

La fin est proche !

Le 20 décembre 2008 à 18h29min par Benoît Évellin
Lundi, je serai dans l’avion après (presque) quatre mois en Corée. Vite, un mini bilan rapide, car il reste beaucoup de trucs à faire !

Déjà des nouvelles : je suis parti quelques jours à la découverte du reste de la Corée, j’ai découvert plein de choses amusantes, surprenantes, magnifiques, déconcertantes... bref, normal pour un voyage.

S’il ne me reste que quelques petites journées ici, je n’ai pas fini avec mon blog : je continuerai à publier une fois rentré, c’est-à-dire une fois que j’aurai du temps ! Vous aurez droit à des tombes, des camions, des panoramas, des temples, des hôtels, des belles histoires, des trains, des trucs, des machins et des bidules. De tout, en vrac.

Sinon le bilan général du voyage est super bon. Je voulais être dépaysé, j’en ai pris plein les yeux et les papilles. Je suis tombé amoureux de la cuisine coréenne qui est riche, saine et tellement bonne, et en particulier du kimchi, cette spécialité de chou mariné et pimenté [1]. Je vais tenter d’acheter un bouquin de cuisine...

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Bibimbap, mon amour !

Le patrimoine et la culture m’ont bien plu également, même si voir tout le temps les mêmes couleurs et la même architecture est un poil lassant. Bien sûr, il me manque toute la culture nécessaire pour apprécier les différences entre ces bâtiments, alors que ça doit sauter aux yeux des Coréens, mais toutes ces structures en bois peintes sont merveilleuses et très loin de notre architecture. Le dépaysement et la découverte sont plus importants que ce petit détail.

J’ai été surpris de la vitalité de ce patrimoine culturel : l’ensemble des monuments présentés est globalement en très bon état, très bien présenté et expliqué (en quatre langues [2], souvent), sans compter les brochures et plans que proposent les comités du tourisme de chaque commune (pareil, en plusieurs langues). Les Coréens sont fiers de leur patrimoine, et cela se sent, surtout après la déculturalisation tentée par les Japonais au début du XXe siècle et la guerre de Corée qui a fait des ravages.

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On reparlera bien entendu de tout ça, ainsi que des paysages, qui sont un poil lassants à la longue, malgré une variété assez subtile. La France est décidément très riche géographiquement.

Niveau boulot, c’est plutôt mitigé. Difficile de se motiver à bosser quand on a cent milliers de choses à voir dehors... Ça m’a permis de voir d’autres manières de travailler et de bosser un peu plus sur le média vidéo. Sinon, la communication en anglais, tout le temps indispensable : à force de l’utiliser, j’en suis à penser en anglais, voire à rêver en anglais... sans compter le vocabulaire acquis !

A refaire ? Oui, assurément ! Je compte bien revenir, et, si l’occasion se présente, je serai tout à fait heureux d’habiter en Corée. Mais pour ça je prendrai le temps de faire un vrai bilan réfléchi une fois que j’aurai fini le récit de ce fantastique voyage.

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Hwanseongul cave

Le 6 décembre 2008 à 11h49min par Benoît Évellin
Une journée de visites, au pas de charge, pour explorer une des plus belles grottes de Corée.

Mi-novembre, c’est un peu sur un coup de tête que Jérémie, Edouard et moi avons décidé de partir explorer la grotte de Hwanseongul. Pourquoi ? Parce que la photo du guide touristique était sympa !

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Edouard, Jérémie, le bus.

Gogogo !

Levé à 5h30 pour prendre le bus dans une des grandes gares routières de Séoul, bus qui allait nous mener sur la côte est, dans la ville de Samcheok. La Corée est très bien desservie par les bus, qui quadrillent tout le pays pour pas cher. Achat des billets (15900 wons, soit environ 10€ [3] pour 350km) grâce à l’aide improvisée d’un gars qui était là, repérage du bus, grâce à un autre gars qui passait... Durant le voyage, on trouvera ainsi toujours quelqu’un qui va spontanément nous aider pour nous orienter ou nous renseigner.

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A la gare routière, la signalisation est optimale.

Les bus « limousine » n’ont que 32 places, mais sont très spacieux et confortables. Tellement confortables que les Coréens en ont bien profité... et nous aussi, au retour !

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Débarquement à Sancheok, où nous récupérons les horaires de retour, et les horaires de bus pour monter à Hwanseongul. Problème, au vu des horaires, nous avons une heure pour visiter la grotte (en comptant la demi-heure nécessaire pour y monter à pied). Petit tour dans la ville en attendant le bus pour la grotte, bus qui part plus de deux heures après notre arrivée [4]. Visite du marché, où Édouard achète une valise de voyage (la grosse rigolade), et où tout le monde regarde les trois Européens débarqués là comme trois extraterrestres. C’est assez amusant, un peu impressionnant : ça n’est pas Séoul la cosmopolite ! Repas bon-copieux-pas cher et retour au bus.

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L’arrivée à la montagne, après une correspondance presque râtée, est une bonne surprise : le lieu est beau, bien que le parking soit blindé de cars de tourisme. La montée se fait (à peu près [5]) bien au pas de charge, tout étant pavé ou équipé d’escaliers.

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Une caméra (comme d’habitude) et ses détecteurs infrarouge...

La montée est sympa, même si les couleurs magnifiques de l’automne sont un peu parties. Le début du mois de novembre était, cette année, la plus belle période pour les couleurs.

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La grotte

La grotte à proprement parler est impressionnante : une grande ouverture pour l’entrée où le gardien s’assure que vous avez votre ticket et que vous allez bien. J’ai cru qu’il ne voudrait jamais me laisser entrer tellement j’étais essoufflé.

Après, l’intérieur est lui aussi très impressionnant, avec, sur 1,6km de parcours ouverts au public, plusieurs lacs, des chutes d’eau, des formations calcaires assez folles... L’éclairage est très orienté pour bien montrer les spécificités de la grotte ; difficile d’en râter un bout.

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Le pont suspendu, et ses squelettes en plastiques de bon goût.
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Des néons partout...
Ce pont m’a choqué. Je ne pensais pas qu’après les squelettes, ils oseraient faire dans le Bisounours...
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Des couches de roches provenant des mouvements tectoniques.
Merci les panneaux bilingues...
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Toute la visite se fait à pied, contrairement à l’autre grotte toute proche, où c’est un monorail qui emmène les visiteurs. Pour les photos, c’est fait au mieux, sans pied, dans un couloir de 80cm de large avec plein de monde qui vous passe dans le dos !

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La statue de la Vierge
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Et nous sommes sortis de là, heureux, parés à attaquer (en courant) la descente pour attraper le bus... qui n’était presque pas en retard !

Le retour

Le retour s’est effectué tout gentiment jusqu’à Sansheok. Le paysage se laisse regarder, bien qu’une petite lassitude se fasse vite ressentir : c’est un peu partout pareil. Notre chauffeur de bus prenait le temps de ralentir pour saluer tous ceux qu’il croisait : pêcheur dans le torrent, agents de l’équipement, mamie qui prépare le kimchi...

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Un arbre à hong-shi
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On croise parfois de bonnes surprises, comme des grues blanches dans le lit d’un torrent, ou un très grand temple. On se dit qu’on va revenir pour voir ça [6]...

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La photo qui m’a fait passer pour un taré auprès de tout le bus...

Retour à Séoul à 22h passées, crevés, rincés, morts, après avoir subi la torture dans le bus en regardant une émission culinaire sur le vin français et les spécialités qui font bien avec...

Une très bonne journée en somme, qu’Edouard a montée en quatre vidéos de 25 minutes au total, et qu’il m’a permis de mettre ici pour vous en faire profiter :

Séoul en cinq sens : l’ouïe

Le 3 décembre 2008 à 14h24min par Benoît Évellin
Après un mois sans poster, il est grand temps que je me remette à donner des nouvelles et à vous faire découvrir Séoul par son côté sonore.

Ça va, tout va bien, je suis encore vivant. Je n’ai pas encore été assommé par le bruit de la ville. Séoul est une grande métropole, et le bruit y est omniprésent, mais plus que d’habitude à mon goût.

Tout d’abord, la circulation routière est intense. Beaucoup de gens prennent les transports en commun, mais dans des proportions aussi raisonnables que chez nous. Il y a donc beaucoup de voitures, et les embouteillages sont quotidiens. C’est assez amusant de voir les bords du Han décorés d’une guirlande de bagnoles.

Bien entendu, tout ça sur fond de klaxons, de coups de frein, d’accélération de gros moteurs (ils sont très berline luxe et 4x4 urbain ici). Les klaxons sont assez amusants : on entend parfois une longue plainte de corne de brume digne d’un semi-remorque (absents en ville, au passage), mais non, c’est juste un taxi... ou un scooter !

On profitera des happenings commerciaux qui défoncent les oreilles : ici, dans notre quartier étudiant, pour se faire mieux voir par les clients, les magasins ne lésinent pas sur les watts, avec le dernier tube du moment. Comme par exemple les Wonder Girls ; je vous laisse apprécier :

Hé ouais, les girls-bands (et boyz-bands) qui avaient assommé la France il y a quelques années sont très présents ici. On y a eu droit tous les jours depuis fin septembre [7] ; la mode s’étant passée récemment. Mais on n’est pas à l’abri d’une sonnerie de téléphone, ou d’un clip sur une télé dans un restaurant.

La musique est aussi présente dans les centres commerciaux, mais aussi dans le métro, où des scènes sont installées de manière permanente pour proposer aux passants un peu de musique. Sympa, mais souvent très fort, mal équilibré et plein à craquer.

La nuit, les clubs prennent le relais, alors que dehors tout le monde parle fort. Et dans les restaurants, la règle de politesse qui exigeait un repas silencieux a disparu : on braille plus qu’on ne parle, quelques bouteilles de soju débridant souvent le volume sonore.

Bon, fini d’être grincheux : c’est un post sur le br... l’ouïe. Il y a aussi de bonnes surprises à Séoul. Comme les oiseaux, qui trillent à qui mieux-mieux malgré le brouhaha, ou, en été, les insectes qui font un bruit dingue de “tube-néon qui déconne”.

Une autre chose frappante, c’est le calme qui règne dans les parcs, les palais et les temples. Bon, c’est un calme relatif, mais on y échappe à l’ambiance urbaine.

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Chol tu san, l’église des martyrs de Corée

Beaucoup d’autres endroits sont très silencieux ; la plupart des rues hors des grands axes, ou l’île de Yeouido [8] du côté des bords du Han. Bon, nous habitons aussi un quartier étudiant, à proximité d’un grand hôtel (et de sa salle des mariages), ce qui apporte beaucoup de nuisances.

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Une petite rue calme
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Les bords du Han

Mais vous l’aurez compris, ce ne sont pas trois lignes de jolis sons qui vont rattraper le reste : oui, Séoul est une ville bruyante, beaucoup même, et la quitter quelques jours faire un petit tour dans le pays ne saurait être mal : j’ai vraiment besoin de trouver un endroit où dormir sans compresseur d’air conditionné (ou je ne sais quoi) qui ronfle sur le mur extérieur...

Séoul en une semaine (c’est court !)

Le 12 novembre 2008 à 20h30min par Nolwenn
Pour une fois, je laisse ma place sur le blog, pour un nouveau regard : celui de Nolwenn, après son (trop court) séjour dans la capitale du Pays du Matin Calme.

Comme Benoît l’a annoncé je suis venue passer ma (beaucoup trop courte) semaine de vacances de la Toussaint à Séoul et il me revient donc, comme il me l’a demandé, d’apposer ma petite touche personnelle à son blog...

Bien évidemment, une semaine c’est beaucoup trop court, et ce pour plusieurs raisons dont les 2 principales sont :

Mis à part ces quelques considérations, que dire de Séoul ? Plein de choses ! d’où mon problème pour ne pas me disperser de trop...
Ce que l’on remarque tout de suite c’est la démesure :

Ensuite on remarque que la France (et ses marques) est partout : des magasins Paris Baguette aux vraies contrefaçons Louis Vuitton, Chanel ou Dior (des chaussettes imprimées avec le logo de Louis Vuitton ça vous dit ?). Mais pour ce qui est de la présence française en Corée, je laisserai le soin à Benoît de s’en charger.

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Vitrine amusante illustrant la présence du luxe français
(Note : c’est une boutique officielle Vuitton !)

Et puis, après quelques heures dans Séoul on se rend compte qu’ici le ridicule ne tue pas : pour un Français ça peut paraître très bizarre mais ce qui est ridicule du point de vue français serait même à la mode ici :

Mais Séoul c’est aussi, et surtout, une ville de contrastes où l’on en prend plein les yeux à chaque coin de rue.
Capitale à l’échelle mondiale comme beaucoup d’autres avec ses grands buildings de verre tout illuminés dès que le soleil commence à baisser (c’est-à-dire dès 17h), Séoul c’est aussi plein de fourbis à la sauce locale... Pas possible de marcher le long d’un trottoir sans trouver un vendeur ambulant (les pojangmacha) qui vous propose des spécialités chaudes ou froides, mais aussi des chaussettes, des accessoires (bonnets, chaussettes, gri-gris pour téléphone portables ou porte-clés, etc.) ou même une petite tente avec une diseuse de bonne aventure dedans.

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Un vendeur et fabriquant de confiseries à base de miel dans Insa Dong (la masse marron foncé est du miel durci).
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Un pojangmacha au marché de Namdaemun

Et puis à côté de ses grands malls de 10 étages, on trouve les marchés de Namdaemun (mon préféré) et Dongdaemun, grouillants de monde, de lumière et de toutes sortes de marchandises ; au pied de grands buildings de bureaux tout en verre on trouve des petits temples commémorant des événements de l’histoire des empereurs coréens et aussi les deux grands palais impériaux...
Immenses, magnifiques, bien agencés et modernes : Louis XIV avait-il le chauffage central à Versailles ? les empereurs coréens si (heureusement pour eux, parce que l’hiver est froid ici !) !

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Mémorial du couronnement de l’empereur Gojong et de l’adoption du système impérial
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Des palais bien pensés : la cheminée sert au chauffage du palais par le sol !
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Des palais magnifiques et bien pensés mais dont les architectes ne semblent pas avoir imaginé que les futurs visiteurs pourraient être plus grands que la moyenne coréenne !
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Aperçu d’une zone fringues-cosmétiques de Namdaemun market

Séoul c’est aussi une capitale coincée dans des petites vallées et entourée de nombreuses montagnes, et tout à la fois en bord de mer...

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Quelques minutes avant l’atterrissage à Séoul Incheon : le port d’Incheon et les montagnes

D’ailleurs, en parlant de mer, ce qui nous a surpris c’est de voir les Coréens acheter des gâteaux apéritifs (à la crevette bien sûr) pour les donner aux goélands !

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En corée, on nourrit les mouettes !

Par ailleurs, puisqu’on parle de nourriture, la cuisine coréenne (chaude, froide, sucrée - au miel -, salée, pimentée...) est excellente. Mais là il va me falloir un deuxième post si je veux en parler !

Malheureusement, comme je l’ai dit, une semaine c’est beaucoup trop court et j’ai dû rentrer. Voyage en avion excellent, paysages de Chine et de Mongolie magnifiques...Tout bien jusqu’à Paris où, comme annoncé plus tôt, ils ont leur technique pour vous faire rester des heures dans le RER sans pour autant que les lignes soient spécialement longues...leur technique : les accidents !
3h30 pour faire Roissy CDG-Denfert Rochereau dont 2h30 à l’arrêt à l’entrée de la gare du Nord, qui dit mieux ? Avec tout ça, à 22h30 quand je suis sortie du RER, tous les TGV pour Rennes avaient quitté Montparnasse depuis longtemps et j’ai dû passer la nuit chez mon oncle à Paris. Et pour en profiter jusqu’au bout, mon train avait 13 min de retard au départ et 5 min à l’arrivée le lendemain...mais bon, arrivé là, on n’est plus à 5 minutes près !

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Résumé rapide de mon retour en France : le bordel...je devais être à Rennes le 3 novembre à 23h08...
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Pour rire jusqu’au bout...Pas mécontente d’arriver à la maison !

Mais bon, une seule conclusion à faire à mon voyage : j’veux retourner à Séoul !

Pepero day !

Le 10 novembre 2008 à 16h00min par Benoît Évellin
Le 11 novembre à lieu en Corée une fête populaire et complètement commerciale, le Pepero Day.

Le Pepero (빼빼로 pp-è pp-è r-ô) est un cousin coréen du Pocky japonais et de notre Mikado [9] : un bâtonnet en biscuit enduit de chocolat, et éventuellement d’éclats de noisettes ou autres... Classique. Pas de quoi en faire un article. Eh si.

Parce que le 11 novembre est devenu LE jour de ces bâtonnets par simple mimétisme typographique : 11/11, c’est quatre bâtonnets alignés en alphabet roman, mais aussi en hangeul, avec le jamoㅐcorrespondant au son è, et présent deux fois !

Le 11 novembre est donc un jour tout indiqué pour que Lotte [10], le fabricant, se fasse un gros coup de pub (de plus) et ramasse des sous, car le Peperdo Day est depuis bientôt dix ans un jour tout prêt pour faire un petit cadeau aux gens qu’on aime bien, les amoureux étant en toute première ligne vu les emballages et les démarchages des vendeurs.

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Le 7 Eleven est prêt pour le Pepero day !
Les boîtes sont devant la vendeuse. Le reste...

Impossible à râter : j’ai fait le tour des supérettes du quartier pour photographier les stands, et tout le monde avait son étal fin prêt, parfois même à l’extérieur de magasin. Il y en avait même un indépendant devant l’université.

Bien entendu, on ne vend pas que des Pepero : chaque chaîne essaye de refiler ses produits en même temps, genre les paniers de bonbons avec un nounours, des barres de 50cm de chocolats ou des pétards... Paradoxalement, c’est le GS25 près de l’église du quartier, une épicerie du chaebol GS group [2], concurrent de Lotte, qui étalait le plus de boîtes de bâtonnets chocolatés.

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Le stand Pepero du MiniStop
On ne voit bien les boîtes de Peppero sur la photo tellement il y a d’autres produits concurrents !

Pour avoir gouté les Pepero, ça n’explose pas les papilles de plaisir, ça ne laisse pas un merveilleux souvenir et ça cale à peine une dent creuse. C’est juste un biscuit , rien de plus. Par contre, le phénomène marketing est vraiment colossal !

Mise à jour à 03h50 : après un tour rapide au MiniStop, où ils finissaient de démonter leur stand, j’ai ramené des Pepero que j’ai offerts symboliquement à Nolwenn via Skype. Voilà le Pepero Day officiellement entamé !

Séoul en cinq sens : l’odorat

Le 6 novembre 2008 à 11h12min par Benoît Évellin
Après une découverte de Séoul par la vue et le goût, voici venu le temps de fourrer son nez un peu partout...

Bon, on ne va pas y aller par quatre chemins : globalement Séoul pue. Mais pas de cette puanteur continue, non, plutôt cette odeur forte et râpeuse qui vous prend à la gorge dès que vous vous trouvez près d’une boutique ou d’un croisement routier.

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Un carrefour
Certains beaux jours, le ciel reste immanquablement bouché.
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Les ordures
Les poubelles sont plutôt rares ici, et la collecte des ordures se fait à même le trottoir, dans de grands sacs.

Pour le panel d’odeurs, cela va de l’odeur des aquariums contenant le futur repas du soir devant les restaurants à la violente attaque des égouts qui ne sont que des rivières souterraines creusées vite fait sous la route. Attaquer une journée par ça dès proton-minet, ça a le mérite de réveiller !

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Où est l’égout ?
Les canalisations d’eaux usées sont très bien repérés par des plaques en bronze, à défaut d’être bien isolées.
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Pojangmacha
Toujours ces stands de nourriture rapide, où on trouve de bonnes choses à pas cher, malgré une odeur de grillé pas toujours engageante.

Parlons aussi de l’aération des chambres, où la minuscule fenêtre ne me permet pas d’aérer convenablement mon terrier. Je garde donc la fenêtre ouverte constamment pour renouveler l’air, y compris le soir, ce qui me permet d’avoir encore la visite des moustiques.

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Ma fenêtre
Composée, de l’intérieur vers l’extérieur d’une fenêtre coulissante, d’une moustiquaire, d’une autre fenêtre coulissante pour le bruit et d’un cache parce qu’il y a du monde en face. L’air semble pénétrer très mal : il devrait se renseigner auprès des moustiques qui eux n’ont aucun souci pour entrer...
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Cheonggyecheon Strean, un coin frais
J’aime bien me balader par là, pour profiter de la fraîcheur de la rivière.

Bien entendu, il y a aussi des odeurs très agréables : se balader dans Insa-dong, le quartier touristiques, c’est une douce promenade au pays des sucreries. J’aime également beaucoup les restaurants de barbecues et la bonne odeur de braise de bambou.

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J’adore l’odeur du chou cru !

Les marchés sont aussi une occasion de sentir plein de choses très différentes. Entre l’odeur des tissus, des poissons et des trucs à grignoter, on change de paysage olfactif à chaque coin de rue.

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Poissons séchants
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Insectes torréfiés
Comme dit Nolwenn : « Ça sent bon au début, et puis ça fait beaucoup moins envie quand on voit ce que c’est ! »

Et puis le changement de temps est l’occasion de retrouver des odeurs que j’aime bien. L’automne arrive enfin, avec ses changements de couleurs et ses odeurs plus humides. Ça sent aussi la fin du voyage, la moitié étant déjà bien passée, et il me reste tellement de choses à voir et à faire !

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L’automne est arrivé
Et Nolwenn est passée !

De petites touches 3

Le 3 novembre 2008 à 05h31min par Benoît Évellin
Après une petite coupure, voilà quelques petites touches de plus, en attendant des palais, des hauteurs et plein d’autres trucs consécutifs à la venue de Nolwenn [11].
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Pas de pojangmacha !
Les pojangmacha sont ce que j’appelle les bouis-bouis de trottoir, ces petits stands où on peut manger pour pas cher.
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Pompiers sur le Han
Les infrastructures sont adaptées à l’endroit : ici la caserne des pompiers chargés du Han. A côté, on trouve le même « bâtiment » avec un GS25 et un KFC...
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Portes à crues
Les accès au Han sont dotés de portes impressionnantes afin que les crues de mousson ne viennent pas noyer le quartier. Le pied de la porte est à un peu moins de 10 mètres sur l’échelle de profondeur.
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Volvic fake ?
Quand on a de l’eau minérale des volcans à vendre, c’est logique qu’on se répète dans la communication graphique. Mais à ce point là...
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Bitte jaune
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63 building
63 빌딩, le plus grand gratte-ciel de Corée en attendant celui d’Inchon : 249 m pour 60 étages sur les bords du Han.
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Un métier comme un autre : homme-panneau
Le rôle de ce gars est de tenir une grande pancarte et sourire aux gens.
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Messages
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Feux d’artifices
Après les démonstrations des artificiers de Corée et de Hong-Kong, les spectateurs ont profité de l’occasion pour faire de même.
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Sunshine Seoul

La France en Corée

Le 22 octobre 2008 à 12h04min par Benoît Évellin

Même si les premières relations ont été tendues (la France a tenté de coloniser la Corée en 1866, mais s’est pris une grosse claque : l’expédition est repartie la queue entre les jambes... et avec les archives royales de Ganghwado [12]), notre pays est plutôt apprécié par ici.

Pourquoi ? Déjà parce que la France a toujours été derrière la Corée, que ce soit par la reconnaissance politique, la question du Nord ou les positions anti-américaines prises ces dernières années. Et puis la France est le pays du bon goût et de la mode, des pâtisseries et de bien d’autres choses, dont on reparlera une autre fois.

Les Coréens aiment la France donc, et aussi la langue. 70.000 Coréens apprennent le français en Corée [13], sans compter les apprentissages scolaires, avec un taux d’oubli vérifiable en cours !

Pour le moment, focus sur la France à proprement parler. Il y a deux mille résidents français au Pays du Matin Frais d’après le Quai d’Orsay [14], sans compter les étudiants comme nous, et beaucoup habitent en communauté à Seorae Village, au Sud de la ville à deux pas du fleuve. Une occasion de promenade avec Édouard et Jérémie...

Il n’y a pas vraiment d’indication pour trouver ce quartier français. il faut en fait savoir où se trouve le Lycée Français, tout le reste étant autour. Ou bien on fait avec les indices qu’on trouve autour du quartier :

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Tiens, on arrive...

Ici les quartiers et lieux de vie sont très bien délimités : les grandes avenues découpent la ville en de petites facettes, elles même divisées par des rues un poil plus grandes, avec trottoirs (c’est rare un trottoir ici). Le quartier français n’a pas l’air à première vue très spécial. C’est vrai jusqu’à la rue principale :

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Seorae village, la rue principale
Drapeaux français et coréens à tous les réverbères et pavage bleu-blanc-rouge...

Cette étrange volonté de tout vouloir passer en français est assez amusante. Le but est de marquer le coup, mais pourquoi autant...? Le quartier est assez amusant à voir, tout pavoisé de bleu-blanc-rouge. Et, note amusante sur le perfectionnisme coréen : les drapeaux sont propres.

Le quartier a pour point de mire le Lycée Français, un bâtiment assez gros pour le quartier, de quoi accueillir les quelque 350 élèves, allant de la maternelle à la terminale. Nous l’avons découvert juste à « l’heure des mamans » : ça parlait français devant. C’était la première fois que je croisais autant de francophones d’un coup [15].

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Lycée français de Séoul
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C’est bien la France : Marianne à pris un cocard au feutre...

La promenade continue avec quelques photos des boutiques, où tout le monde s’est mis au français dans les noms d’entreprises, et avec le parc du quartier, le... Parc Montmartre !

Il y a une histoire avec Cacharel à propos de ce parc, sans doute lors de la conception, ou du financement, mais le panneau explicatif n’est pas passé à la traduction, et reste uniquement en hangeul...

On pourrait penser que tout le quartier regroupe aussi les représentations françaises, mais non. L’Ambassade est tout près du centre, tout comme le Centre Culturel Français (et les bureaux de Total), où il faudrait que je fasse un tour quand c’est ouvert, par curiosité. Par contre, je n’ai pas encore mis la main sur l’Alliance Française de Séoul, une des sept qu’on trouve en Corée.

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Ambassade de France à Séoul
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Le Centre Culturel Français

Retour à Seorae : une autre visibilité francophone se situe dans les rues parallèles à celle du lycée français, des rues assez « riches » pour avoir leur propre trottoir (le quartier dans son ensemble est beau, propre et riche). Des rambardes ont été prévues pour éviter que les voitures ne soient tentées d’occuper l’espace (c’est vite fait ici...), ce qui constitue une nouvelle occasion de pavoiser les rues.

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Parfois, c’est un peu râté...

Si il fallait tirer un bilan on pourrait dire que ce quartier est l’illustration de cette volonté qu’ont les Coréens d’être sympa, serviables et gentils avec les étrangers qu’ils aiment bien. On le sent bien, même si parfois c’est maladroit, ou malheureux, mais être français ici, c’est un véritable laisser-passer pour bien des découvertes et des avantages.

De petites touches 2

Le 14 octobre 2008 à 10h05min par Benoît Évellin
Un nouveau tour de Séoul en images...
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On commence avec les grosses touches
Les claviers en hangeul sont aussi en qwerty, heureusement !
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Cabine téléphonique
On trouve un annuaire dans chaque cabine, solidement enchaîné.
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Couloir à vélos
Avec les couloirs bus, c’est quelque chose d’assez nouveau. Et pour ne pas gêner, ils les ont mis sur les trottoirs.
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Parkings à vélos
Du coup, ils rangent les vélos assez astucieusement...
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Piments qui sêchent
On en trouve de temps à autres, dans un coin qui ne gêne pas, une place de parking ou un toit...
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L’orchestre du passage
Juste à côté de la maison, un passage souterrain permet de franchir la route. Et là, un soir, surprise.
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Toilettes automatiques
Ça a l’air rigolo, sauf quand on ne sait pas où est la chasse d’eau.
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Segyemodel
La première boutique de modélisme ferroviaire qui vend aussi du poulet grillé...
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Les pédalos-canards

Musée de la guerre, brrr !

Le 11 octobre 2008 à 14h14min par Benoît Évellin
Une sortie il y a quelques jours avec Maxence et Cédric, qui s’est révélée assez édifiante sur la mentalité militaire du pays.
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Le musée de la guerre de Séoul

Le Mémorial de la guerre de Corée à Séoul est consacré aux 5000 ans de batailles dans lesquelles la Corée à été impliquée. On commence au silex, pour passer par les Trois Royaumes de Corée (-57-660), les batailles des dynasties de Silla (660-918), Goryeo (935-1392) et Joseon (1392-1910), l’ouverture de la Corée à l’extérieur, la conquête japonaise (1910-1945) et aboutir à la Guerre de Corée.

En fait, c’est cette dernière période qui est la plus évoquée. On le sait dès qu’on arrive : l’horloge d’entrée est une sculpture comprenant un cadran figé le 25 juin 1950, quatre heures du matin, date du passage du 38e parallèle par les troupes de Corée du Nord.

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25 juin 1950, 4h00
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Mémorial des noms
Les deux ailes du musée qu’on voit sur la photo panoramique sont en réalité deux péristyles où sont gravés les noms des soldats morts pour défendre l’intégrité de la République de Corée.

Tout l’extérieur du mémorial, en accès libre, est consacré à cette guerre et à tout ce qui vient après. Ça fait un peu mémorial, où on montre tout ce que l’Homme est capable d’inventer pour faire du mal à son prochain : chars, avions, hélicoptères, missiles et canons en tous genres. On a quand même droit à d’autres sculptures pour rappeler que la guerre, c’est pas bien, que la guerre, ça rend les gens tristes.

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La Statue des Frères
Cette statue représente les massacres fratricides entre Coréens que la guerre a causé, par le biais d’un officier sud-coréen qui retrouva sur le champ de bataille son petit frère, combattant pour le nord...
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L’arbre en bronze
Ce monument représente la force des armées (le bronze, la forme de balle...) et la renaissance et la paix (le pin, symbole de renouveau et de continuité ici). Cédric et moi avons pas mal déconné la dessus, parce que c’est quand même assez tordu

Il y a quelques pièces amusantes, surtout pour nous qui n’avons pas eu de service militaire à faire, comme cet amphibie dans lequel on pouvait monter (étroitement). Ici, le service est obligatoire pour les hommes, sur une période qui va de 22 à 28 mois suivant les affectations, excepté pour les fils uniques et ceux qui n’ont pas une tête de Coréen [16].

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Cédric aux commandes
Le matériel ici est vraiment fait pour un petit gabarit, certaines parties de l’amphibie était inaccessibles sans se tordre dans tous les sens.

Une très grosse partie du matériel est d’origine US. L’implication américaine en Corée est énorme et, dans le musée, on sent bien qu’ils sont représentés au prorata de leur implication lors de la guerre de Corée (302483 soldats US, 1119 français). Ce sont eux également qui fournissent la majorité du matériel à l’armée sud-coréenne.

En plus, le mur arrière du musée est conjoint avec la base US de Yongsan et ses décollages de UH-60 Black Hawk de temps en temps... Et de l’autre côté de la rue, on trouve un grand bâtiment bien gardé, qui n’est autre que le Korea’s Department of Defense. Belle position pour un musée de la Guerre, non ?

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Un B52, c’est pas petit.

Tout l’arsenal du musée va de la guerre de Corée jusqu’à nos jours. Chaque matériel exposé a sa petite plaque descriptive, avec un fond de couleur pour les titres : bleu pour les Alliés, rouge pour les méchants. Sisi, les méchants : les Soviétiques, les Nord-Coréens et même l’Irak avec le missile Al Samud ramené par les militaires coréens de la coalition, et présenté ici (le grand tuyau de droite sur la photo).

L’intérieur du mémorial a été visité en une heure, et pas intégralement. A 17h55, on nous prévenait de la fermeture, à 57, on nous poussait vers la sortie, à 18h01, la clé était dans la porte... Il faut dire aussi qu’on a bien traîné dehors avant.

Le contenu du mémorial commence par une galerie de bustes en bronze représentant les héros de la guerre de Corée. On n’est pas au Mémorial de Caen ici. C’est un mémorial de la guerre, pas de la paix. On passe donc en revue toutes les techniques inventées dans le coin pour mieux casser la gueule à son prochain, en le faisant périodes par périodes comme indiqué tout au début de ce post.

Quelques bonnes surprises, comme les projections de films sur décor en 3D, les animations de batailles, une maquette 1/10 d’un dispositif de défense de château, ou quelques belles maquettes, mais rien d’interactif. Le bateau tortue, situé dans un puits de lumière était bien sympa.

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Le Bateau-tortue
Un souvenir de Age of Empires II...

Le musée accueille actuellement une exposition pour les soixante ans de la Guerre de Corée, avec explications et tout. Mais en réalité, ce n’est pas une exposition : c’est une vaste présentation par l’Armée de Corée du Sud de l’ensemble des moyens dont elle dispose pour se défendre, avec à la clé une évidente stratégie de recrutement.

Étaient présentés :

Bien entendu, pour les enfants, on trouve les « corps où tu mets ta tête pour être un militaire sur la photo », un simulateur de tir au lance-roquettes (fermé à cette heure de visite), quelques jeux qui, vu la taille, sont destinés aux écoles maternelles, une boutique pour acheter toute sorte de bricoles en rapport avec l’armée (même des drapeaux français, parce qu’on est gentils), et bien entendu le film explicatif sur l’armée.

Je n’ai rien compris aux commentaires du film, mais ça a été très effrayant. Les films du Nord, présentés comme des exemples de propagande n’avaient rien de plus que celui-là. D’ailleurs, c’est le Nord qui ouvre le bal, avec ses défilés militaires, exemples de tirs et emploi de matériel... Puis on passe au Sud, qui montre sa force et sa volonté de tenir bon si les nordistes décident de revenir faire un tour du côté de la DMZ [17], et ce à grands renforts de... défilés militaires, exemples de tirs et emploi de matériel !

Les deux Corée sont encore en grosses frictions, et les incidents sur la DMZ sont encore fréquents. Même si le sentiment général est que tout peut aller mieux, on ne peut pas dire que les autorités militaires fassent preuve d’une bonne volonté publique. Mais on n’est jamais trop prudents.

Séoul vue en grand

Le 6 octobre 2008 à 07h58min par Benoît Évellin

Quelques vues extra-larges de Séoul, prises durant le mois passé.

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Séoul Plaza, un soir de cinéma.
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From Seoul World Cup Stadium
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Jaunbong peak
Vue de Séoul depuis la montagne
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Le fleuve Han
A gauche, le pont de la ligne 2 du métro, au milieu, Mapo-gu et à droite, l’Assemblée Nationale.
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Le fleuve Han
Au milieu de la photo, on voit la réserve ornithologique de Bamseom, un petit îlot vert au milieu de Séoul.
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Mangwon

Au menu prochainement, un petit tour au sud du fleuve à Sorae, histoire de faire un tour en France...

Pendant ce temps, un peu plus au nord...

Le 1er octobre 2008 à 10h00min par Benoît Évellin
C’est un sujet que l’on n’aborde que très peu ici, mais le voisin du nord existe bel et bien...
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Drapeau de Corée du Nord
Source : Wikimedia Commons

En France, on le connaît surtout pour son dirigeant très particulier (et un poil malade) et ses positions sur le nucléaire assez chaotiques. Moins pour le Pyongyang International Film Festival [18]. Ce festival de cinéma est ouvert à beaucoup de pays, ce qui offre aux Nord-Coréens une ouverture sur le monde, la censure étant visiblement mise de côté à cette occasion, comme le rapporte Aujourd’hui la Corée, dans son édition du 29 septembre 2008.

La France y participe, en y amenant des films comme La Marche de l’empereur ou Prête moi ta main et remporte des prix. Comme quoi, dans un pays totalitaire, on n’est pas forcément peau de vache avec les invités : la France (comme l’Estonie) fait partie des pays qui ne reconnaissent pas la République Populaire Démocratique de Corée [19].

Quand on creuse un peu, on s’aperçoit qu’il y a des divertissements en Corée du Nord, comme des salles d’arcade, des opéras en DVD et autres livres, fasicules, posters sur eBay, ou de grands shows comme on n’en fait plus. Avec quelques années de retard et de liberté créative par rapport à tout ce qu’on a à profusion, quelques kilomètres plus au sud...

Du coup, tant qu’à regarder ça de près, autant chercher pour un voyage en RPDC. Mmmmh... 2000 visas occidentaux par an ? Un mois de délai sur les visas à condition d’avoir une ambassade près de chez soi (c’est un des pays absents de Séoul, bizarrement) ? Et le voyage moins cher est à 990€. Ça va être difficile, sachant que partir via la Corée du Sud est, depuis qu’une touriste à été tuée, infaisable.
Passer la DMZ ne sera pas possible pendant mon séjour...

Un mois !

Le 29 septembre 2008 à 10h51min par Benoît Évellin

J’en profite pour replacer l’information ici :

Édouard a réussi à avoir l’adresse de notre house [20]. Donc si vous voulez envoyer du courrier, voici les coordonnées :

121-838
#113
370-14 STARONEROOMLIVINGTEL
SEOGYODONG MAPOGU
SEOUL, SOUTH KOREA

Comme il le conseille, attention : il faut tout écrire en majuscules et très lisiblement, afin que les postiers n’aient pas de souci pour lire les caractères romans !

Ichon, Samcheong-dong et Anguk

Le 27 septembre 2008 à 16h42min par Benoît Évellin
Quand Stacy m’a proposé de visiter un musée, je ne pensais pas que ça serait une des meilleures journées de visites de Séoul.

Première étape du côté de Ichon, au Musée National de Corée. Stacy est comme moi : les musées, c’est à faire vite fait pour découvrir les jolies choses. Donc hop, on l’a fait en moins de deux heures.

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Musée national de Corée
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L’intérieur du musée

Du point de vue de l’architecture, c’est un endroit très sympathique : les couleurs sont agréables, les matériaux utilisés sont fins, la température y est douce. Au niveau de la collection, il y a de très belles choses en matière de calligraphie, d’orfèvrerie (une parure en or datant du Vè siècle !) et d’objets de la vie courante. C’est entièrement consacré à l’histoire de la Corée, et l’exposition temporaire sur l’historique du drapeau national a été très instructive.

Donc une fois fini, Stacy a été très étonnée que je n’aie pas encore visité Samcheong-dong, un quartier au nord de City-Hall, où se trouvent pas mal de maisons anciennes et traditionnelles.

Mais avant, il faut passer par le marché à Anguk, réputé pour ses nombreuses échoppes et maisons anciennes. Et ses touristes et trucs à acheter correspondants.

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Chats !
Dans le fourbi du marché, j’ai réussi à trouver deux trucs que j’ai en France : une lanterne achetée chez Ikéa et un chat qui pêche qu’on m’a offert. Un vrai trou à touristes !

Mais l’avantage d’avoir un super guide, c’est qu’on peut découvrir autre chose ! Stacy m’a fait découvrir quelques sucreries : une espèce de nougat à l’avoine, un peu acidulé, ainsi que des bonbons à la cacahouète enrobés dans des cheveux de sucre glace.

Ensuite, direction Samcheong-dong même (simplement en traversant une rue !), où les maisons sont jolies, les boutiques assez branchées, les rues tranquilles.

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Maison traditionnelle
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Ruelles dans Jongno Gu
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Boutique à Samcheong-dong
Entièrement recouverte d’écailles en tôle de bidons !
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Rue de Samcheong-dong
C’est un quartier très calme (et plus riche), la circulation y est vraiment beaucoup moins importante.
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Les toits sont superbes
Les maisons de Samcheong-dong sont majoritairement anciennes et luxueuses. C’est là qu’on trouve les résidences des diplomates, des dirigeants (et d’un de nos profs).
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Samcheong-dong
Le quartier est hyper silencieux, et la vue sur la ville vaut le coup d’être payée.
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Les toits sont fantastiques
Je suis fan de l’architecture des toits traditionnels.
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Derrière une porte
Peu de portes sont ouvertes. Mais quand c’’est ouvert, on a très envie d’entrer voir les jardins...
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Stacy
Ma guide pour la journée !
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Ruelles
Les ruelles sont nombreuses dans le quartier, et il est possible de passer d’une rue à l’autre uniquement en passant dans ce labyrinthe entre les maisons.

19h00 : pause repas dans un restaurant où on mange comme cela se fait traditionnellement : au ras du sol. On mange donc assis en tailleur directement sur le sol, qui est chauffé par le système de Ondol, autrement dit par dessous. C’est extrêmement appréciable.

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Seol-lung tang.
C’est une soupe faite avec un cousin du poireau, dans laquelle ont été cuits des nouilles et du bœuf. Ça se mange en plongeant riz, kimchi et autres accompagnements dedans. C’est très doux et assez revigorant après une bonne journée de ballade.

Stacy m’a fait découvrir pas mal de choses à propos de la manière de manger en Corée, comme par exemple comment agrémenter agréablement son repas avec le kimchi (que ce soir là était assez hard à avaler). J’ai aussi goûté de l’eau « traditionnelle », c’est à dire parfumée au thé, et une omelette froide aux poireaux/échalottes. Vraiment bon ; j’adore la cuisine coréenne.

Puis pour la fin de l’aventure, retour à Anguk, où la nuit change toujours la perception des choses.

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Ssamzie Market
Situé du côté de Anguk, ce lieu est consacré à la mode et l’art. Le bâtiment monte hélicoïdalement autour de la cour intérieure.
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L’entrée de Ssamzie Market
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Ssamzie Market
Il y a un sticker StickingTour dans cette image. Le voyez vous ?

Bref, une excellente journée pleine de découvertes grâce à Stacy.

Thank you very much for all Stacy ! It was really a great day !

Sticking Tour à Ssamzie Market

Le 26 septembre 2008 à 15h44min par Benoît Évellin
Petit avant goût d’une journée riche en découvertes à Samcheong-dong, et Anguk.

Journée chargée aujourd’hui, avec une découverte de Séoul grâce à Stacy, qui s’est achevée avec un stickage dans les règles à Ssamzie Market, art, music, fashion in beautiful chaos. Un coin bien sympa, surtout de nuit.

Demain, vous aurez la suite ! ;)

Dans la poche

Le 20 septembre 2008 à 17h19min par Benoît Évellin

Je dispose en Corée d’un porte-cartes afin d’y ranger mes cartes de visite. Mais je l’utilise pour y stocker tout ce dont j’ai besoin quand je sors en ville, en dehors de mes clés et mon téléphone [21].

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Mes cartes de visite
Indispensables ici, car elles servent à identifier la personne avec laquelle on parle.
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T money
Cette carte équipée d’une puce RFID sert à payer le métro, mais aussi dans pas mal de boutiques. Contrairement à Moneo en France, elle est anonyme, car simplement chargée en argent, sans aucune indication de nom.
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BBB, service de traduction
Ce petit dépliant est proposé par le service de traduction volontaire. Cela permet d’avoir en cas de besoin un bénévole qui parle coréen et votre langue au bout du fil. C’est unique au monde pour le moment.
Et en prime, le dos du dépliant se trouve un plan du métro. Vraiment pratique !
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Alien card
C’est la carte qui prouve que je suis français et légalement présent au Pays du Matin Frais.
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...et un peu d’argent
Ça sert encore pas mal, malgré la généralisation des terminaux de paiement. J’ai toujours au moins 15000 wons (10€) sur moi, ce qui permet de payer un repas et acheter des bricoles.

Montagne 1, Benoît 0

Le 14 septembre 2008 à 18h39min par Benoît Évellin
Une sortie sympa se transforme en aventure terrible mais enrichissante...
Attention, cet article est très long.

D’ores et déjà, je vais commencer par les mauvaises nouvelles avant de passer au récit. Oui, ça s’est mal passé pour moi notre petite sortie à la montagne du côté de Dobongsan, avec Jérémie, Maxence et Cédric : j’ai été traitreusement trahi par mon repas du midi, qui m’a donné une très grosse lourdeur d’estomac durant une très grosse partie de l’après midi. Ceci, associé au fait que je n’ai pas fait de sport intensivement ces dernières années, m’a amené à une défaite cuisante : montagne 1, Benoît 0.

Tout était bien parti pourtant : aujourd’hui (date et heure du billet, parce qu’ici, on a dépassé le 14 depuis quelques minutes) avait lieu la fête de Chuseok. Il s’agit de la fête des récoltes, où chacun va dans sa famille partager un repas, faire la fête et révérer les ancêtres. Les Coréens comparent ça avec la fête de Thanksgiving sur le principe des retrouvailles.
Bref, cela signifiait des rues relativement désertes, les Coréens rentrant dans leurs villages. Relativement, car il y a toujours beaucoup de trafic à Séoul, mais notre rue, d’habitude envahie de voitures en stationnement était pour ainsi dire déserte...

Après un passage au Burger King, et une bonne heure de métro, c’est l’arrivée à la montagne. Surprise ! Chuseok ou pas, les Coréens étaient fort nombreux à avoir eu la même idée que nous. C’est donc avec pas mal de peuple que nous avons commencé à grimper.

Comme d’habitude, les boutiques présentes sont remplies de produits en lien avec le lieu : tout pour la randonnée. Les Coréens ne font jamais les choses à moitié, et c’est complètement équipés qu’ils vont grimper la montagne.

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Parcours et dépense calorique
Au pied de l’accès se trouve un panneau récapitulant les différents parcours, avec, notamment la dépense énergétique induite.

On trouve également des sources à cet endroit, comme un peu partout dans la montagne (mais beaucoup plus petites). Tout le monde fait le plein avant de grimper. Chaque source a plusieurs louches en plastiques laissées à disposition des visiteurs. tout à fait le genre d’accessoire qui disparaitrait en France...

Hop, début de la grimpette. Il y a plein de choses à voir ou à entendre : le torrent qui coule, les rochers nombreux, parfois gravés de prières.


Première étape très intéressante : un petit ermitage gardé par un moine et une impressionnante collection de Bouddhas.

Ce petit temple est un passage pour certains grimpeurs qui viennent pour y prier [22]. C’est un endroit étrange et reposant à la fois, de par son calme, ses couleurs...



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Le dessous du toit du temple



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Séoul vue du temple

Reprise de la grimpette (difficile pour moi) pour aller voir un peu plus haut, sur un gros rocher où pas mal de monde fait bronzette ou lit un bouquin. La vue sur Séoul est vraiment impressionnante de cette hauteur.
La ville est bien vivante : de là où nous étions le bruit continu des voitures était perceptible !

Encore un peu de montée après cet épisode, de plus en plus dure à faire. Mon cher estomac a trop fait des siennes. Pour éviter de retarder les autres, j’ai préféré les laisser continuer jusqu’au sommet, qui était pourtant tout près. J’ai donc entamé une descente lente et gastroentéritique, sous le bruit des châtaignes (ou du moins d’un modèle proche) tombant des arbres. C’était très apaisant, un peu comme le bruit de la pluie sur les feuilles, en moins mouillé et en beaucoup plus solide.

J’ai alors rencontré un super rocher, très particulier de par sa forme, après duquel j’ai abandonné mon déjeuner. Lâchement.
J’ai honteusement relevé la tête quand une famille arrivait. Le grand père m’a tout de suite donné je ne sais quelles feuilles fraichement cueillies qui m’ont aidé à me soulager l’estomac. J’ai fait une grosse partie de la descente avec eux, à parler de la France, de la forêt (j’ai eu droit à tous les noms d’arbres en coréen) et de Chuseok. Le grand père était très bavard, et sa belle-fille (si j’ai bien compris) s’occupait de tout traduire. Un très bon moment [23], surtout sans poids sur l’estomac !

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Un poteau de secours.
En cas de souci, vous appelez le n° d’urgence (119) et vous donnez les coordonnées du poteau (31-02). Les secours arriveront là.

J’ai laissé les Coréens après une bonne demi-heure de marche, en leur faisant promesse de revenir à l’automne, car la montagne sera merveilleuse de couleurs. Ça fera un excellent match retour, où tout sera mis en œuvre pour gagner.

Après, tout n’a été qu’une fin de descente paisible et le retour à la civilisation à la toute fin du couchant [24]], son bruit, ses lumières, son métro...

De petites touches 1

Le 8 septembre 2008 à 20h02min par Benoît Évellin
Quelques illustrations de ce qu’on croise à Séoul
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World Cup Stadium
Visité au début du séjour (trois semaines déjà !), c’est un des monuments sportifs de la ville.
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Prêcheurs
J’ai enfin croisé des prêcheurs chrétiens en pleine activité devant le gare de Séoul. Les églises de Corée sont réputées pour envoyer ses missionnaires sur toutes les zones de conflit.
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La source de Cheonggyecheon Stream
L’entrée de Cheonggyecheon Stream, une rivière entièrement réaménagée au nord de City Hall, est symbolisée par ce coquillage.
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Cheonggyecheon Stream avant
Cheonggyecheon Stream n’a pas toujours été une rivière glougloutante : elle a été recouverte par une chape de béton et une autoroute aérienne, comme nous le présentent ces écrans tactiles interactifs.
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Jeux de lumière
Cheonggyecheon Stream, encore.
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Cheonggyecheon Stream, de nuit
Cheonggyecheon Stream est le rendez vous romantique par excellence si on en croit le nombre de couples au mètre carré. Il semble difficile de trouver plus bel endroit de nuit pour roucouler, les parcs et les jardins étant fermés.
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Les pompiers
Je n’en avais pas encore vu : c’est fait ! Et en nombre !
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Seoul Tower depuis Seoul Station
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Chungdong First Methodist Church
C’est juste pour localiser ; les églises sont très nombreuses et très visibles ici.
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La lessive
Ici, faire sa lessive est un jeu de stratégie : il faut anticiper au maximum, et ne pas avoir peur de la faire la nuit pour avoir un créneau. Pour les séchoirs, c’est pareil : la grande barre au dessus de mon lit sert avantageusement de perchoir à chaussettes.

Je referai certainement une découverte de la ville par de petites touches...

Séoul en cinq sens : le goût.

Le 5 septembre 2008 à 16h16min par Benoît Évellin
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Les stands de grignotage qui fleurissent quand vient la nuit...

A Séoul, dès qu’on fait trois pas, on trouve toujours un endroit où manger.
Le choix est important : en dehors de majors de la (mal)bouffe [25] et des petits stands à l’odeur parfois suspecte (on en reparlera), on trouve un bon nombre de petits restaurants, principalement coréens qui proposent des choses à prix attractifs. Chaque restaurant propose son menu en vitrine par le biais de plats moulés en résine.

Certains restaurants vous invitent à grand renfort de lumière, d’autres sont beaucoup plus discrets, tel ce woosdon.

Dedans, on mange de la viande grillée, accompagnée de salades de légumes crus et divers. Sur le principe des repas coréens, on partage les plats présentés, chacun piochant ce qui lui plaît. Au milieu de la table est un barbecue, alimenté par de la braise de bambou. La braise a été préparée devant le restaurant (voir sur la photo du dessus).

Ici, tout est servi avec du kimchi, une spécialité locale à base de légumes fermentés (souvent du chou), d’ail et de piment. Pour le piment, on devine vite : dès que c’est rouge, c’est qu’il y en a !

Kimchi, même avec un chicken-beer (avec de vraies pintes, wouh !). Le chou cru et le radis noir se retrouvent également partout. C’est très frais, et très agréable, avec le goût de grillade et la puissance du piment. Je suis vraiment fan !

Pour le dessert, c’est une glace, un donnut ou un fruit frais. Là, pareil, on peut faire son marché en fruits et légumes au coin de la rue : les marchands ambulants sont là pour proposer fruits et légumes.

Pour les en-cas, il existe plein de choses : les pâtes lyophilisées, les petites gaufrettes... Personnellement, j’ai craqué pour les crackers Zec, qu’on trouve partout. Et le must, c’est de les tremper dans la purée lyophilisée, qu’on trouve à 700KRW...

La Corée a bon goût : dans un pays américanisé envahi de mal-bouffe, on y trouve encore de bonnes petites choses, comme un bon thé à l’orange pris dans un bar cosy après les cours...

Séoul la nuit

Le 1er septembre 2008 à 08h50min par Benoît Évellin

Séoul ne semble jamais s’arrêter ! Les noctambules sont toujours aussi nombreux, bien qu’il soit 23h (soit très tôt dans une soirée coréenne) ; aussi bien piétons que les voitures.

C’est l’heure des mobylettes de recyclage. Le tri sélectif est en place à Séoul. La municipalité se charge des ordures ménagères, laissant à ceux qui en ont besoin la récupération du carton et des emballages.

C’est toujours l’heure de manger si on en a besoin. Les petits stands de nourriture sont toujours présents sur les trottoirs, comme les vendeurs de casquettes, lunettes de soleil, coques de téléphones et autres babioles en vrac.

Pour tout ce qui est gros volume, c’est trop tard. Les stands sont fermés jusqu’au lendemain, comme par exemple ces étalages de couettes, juste bâchés.

Il faut dire que la criminalité est inexistante. Et pour cause : des caméras de surveillance sont accrochées à tous les poteaux, et la présence policière est bien visible.


C’est l’occasion de se balader du côté de Sinchon, à la recherche de salles de jeu d’arcade pour Jérémie.
Les jeux y sont nombreux et plus variés qu’en France. Les Coréens se font des soirées dans ces salles, allant de l’une à l’autre en grignotant un peu de tout.

Certaines bornes fournissent un QR code pour que les joueurs puissent conserver leurs résultats :

Pour veiller sur tout ça, les églises sont nombreuses, le christianisme étant une des religions majoritaires. Les églises sont donc bien signalées.

La nuit avance, et les voitures se font un peu plus rares. Les hommes de la voirie en profitent donc pour faire quelques soins aux rues qui en ont assez besoin.

Séoul en cinq sens : la vue.

Le 29 août 2008 à 15h05min par Benoît Évellin

Quand on voit Séoul en tant qu’européen, on s’en prend plein les yeux. Séoul est une capitale, avec la population qui va bien (10 500 000 habitants [26]), avec des monuments et des institutions, etc... Mais c’est architecturalement que Séoul est étrange.

Ce qui frappe en premier, c’est le réseau électrique et téléphonique : rien n’est enterré. Tout semble scabreux, et malgré le volume de choses connectées tant par électricité que par Internet, pour le moment, ça tient !

Chaque quartier est sillonné par de grandes artères dans lesquelles un flot interminables de voitures se déverse. Entre ces artères, on trouve les petites rues, toujours encombrées, quand les voitures arrivent à y passer.

Cette utilisation de la voiture à outrance se fait au détriment de la nature, bien que les parcs soient de véritables joyaux verdoyants : les poissons ont parfois le ventre en l’air dans les ruisseaux, sans compter le voile de pollution qui bouche toujours un peu la vue.

Ce n’est pourtant pas faute de transports en commun, mais qui semblent bien minces par rapport à la démesure de la cité. Ici, certaines stations, notamment sur la ligne 2, sont tellement longues qu’on n’en voit pas le bout...

Mais c’est la nuit qu’on en prend plein la tronche : il existe des rues où il n’y a pas d’éclairage public tellement les enseignes lumineuses font bien leur office !

Et c’est parfois à ce moment là qu’on remarque les choses les plus surprenantes :

Tout est toujours allumé, tout le temps. Rares sont les fois où on voit une étoile dans le ciel. Mais tout ce spectacle lumineux vaut le coup d’œil : chaque endroit visité de jour vaut souvent le détour la nuit. On ne s’ennuie pas à Séoul.

Mille millions de wons !

Le 27 août 2008 à 18h05min par Benoît Évellin

Ici, chaque retrait, on a l’impression de faire sauter la banque.

Vous en voyez pour 500000 wons (KRW), soit 330€, ce qui fait un peu moins d’un loyer. Par contre le reste est visiblement beaucoup moins cher : un trajet en métro 900KRW, une petite bouteille d’eau (dans un endroit cher) 1000KRW, un coca (dans une boîte à la mode 3000KRW et le repas d’hier soir (cher d’après les autres) 10500KRW...

A ce qui paraît, tout est aussi peu cher, hormis les alcools, les vêtements et les produits d’importation européenne. Avec la différence euro-dollar, et donc won, ça paraissait logique. Par contre, le yen japonais n’est pas dans cette mécanique, et il est ainsi possible d’acheter une Nintendo DS pour 90€...

En vol

Le 27 août 2008 à 11h24min par Benoît Évellin
Quelques photos du vol Paris/Helsinki/Séoul.

De gauche à droite : Édouard, Jessica et Jérémie

Bon bein c’est fait. Le premier contrôle est passé, les bagages enregistrés. Reste à attendre le contrôle sécurité et l’embarquement.

Helsinki, au pays des forêts de pins et des blonds qui pilotent des appareils Finnair. Jérémie tente de se connecter au WiFi sans succès, tandis que Édouard mitraille à tout va. Il ne lâchera son appareil que pour jouer au Uno.

Jérémie a profité de l’étape pour se faire un copain finlandais : Moumine, un troll-hippopotame apparemment très connu d’après Jessica. C’est vrai qu’il a des avions à son effigie...

Le vol Helsinki-Séoul à été bien long. Les repas assez particuliers [27] ont entrecoupé la monotonie du voyage. Le petit poste multimédia sous Linux apportait de quoi s’amuser. J’ai ainsi regardé Jumper et Las Vegas 21 et fait quelques parties d’échecs avec Jérémie.

Mon poste Linux a redémarré (contrairement à celui d’Édouard quelques heures plus tard), mais j’ai pu le relancer, apparemment très mal (j’ignore si c’est moi, mais je venais de revenir à l’accueil de l’interface) : tout le réseau a planté, les hôtesses ont réactivé le bouzin général en présentant leurs excuses...

Allez, la fin en beauté, avec le lever de lune et le lever de soleil, quelque part au dessus de la Russie, la Mongolie ou la Chine [28]...

Les 24 premières heures...

Le 26 août 2008 à 13h39min par Benoît Évellin
...sont toujours les plus difficiles !

Ça y est, Séoul, nous y sommes !
Après d’émouvantes séparations ; un voyage surchargé via Helsinki ; un looong vol et quelques « découvertes culinaires [29] », j’ai débarqué ce matin (heure locale, soit minuit heure française), accompagné de Jessica, Jérémie et Doudou Edouard. Romain nous attendait à l’aéroport afin de nous amener à bon port. Lui, Cédric et Max sont en effet arrivés il y a quinze jours. [30]

Les premières impressions sont assez variées : Séoul est une ville immense, au cœur de laquelle on trouve quelques collines boisées. Les blocs d’immeubles de bureau succèdent aux petits pâtés de maisons ou d’immeubles moins récents, le tout coupé par des artères toujours pleines de voitures. Le temps est bien chaud, et, avec la fatigue du voyage, les magasins, tous climatisés, sont des lieux vraiment indispensables. La ville est en chantier, comme est le stade de base-ball de Dongdaemun.

Notre immeuble est apparemment intégralement habité par des étudiants. Nous sommes tous les sept au même endroit, dans nos cabines de bateaux. Frigo, lit, armoire, étagères, bureau et combi toilettes/douche tiennent assez bien dans -soyons fous !- huit mètres carrés...

Le métro est à deux pas de notre immeuble et est vraiment pratique pour se déplacer. Ils sont très longs (on ne voit pas les deux bouts du quai à Hongik Université, notre station), larges, mais il semblerait y en avoir moins souvent qu’à Rennes ou Paris.

Romain nous a emmenés dans les points essentiels de la ville, ce qui nous a permis d’établir nos cartes de transport (une minute pour avoir une carte RFID avec 20000KRW de crédit, bien entendu rechargeable ; un voyage en métro valant 900KRW [31]) et d’acheter des couettes histoire de dormir.

Quelle claque cette débauche de pub, happening, stands et autres points de vente ! N’importe quel endroit de la ville semble être fait pour vendre : les trottoirs où on vous propose ici des chaussures en kit, là, des coton-tiges et du cirage ou encore des snacks typiques (avec l’odeur de friture en prime). Les entrées de bouches de métro sont aussi occupées : nous avons traversé un marché aux tissus sans trouver le métro tellement il y avait de choses. Ces secteurs sont hyper-spécialisés, tout comme les immeubles de vente, qui sont des centres commerciaux verticaux...

Pour le moment, c’est un dîner dans le quartier qui va nous attendre. Je détaillerai dans les mois à venir plein d’autres aspects de Séoul et de la vie coréenne, tellement il y a à dire et à commenter. Bon, avant ça, il va falloir récupérer de ce fichu décalage. Dixit Romain, 15 jours, ça n’est pas encore assez...

Cadeau pour la fin : le Coréen qui tond une pelouse (municipale ?) avec des ciseaux. Pourquoi, on n’en sait rien ; mais il reste le seul Séoulite que nous ayons croisé à avoir un chien de compagnie... [32]

First stick !

Le 22 août 2008 à 09h05min par Benoît Évellin

Le site du Sticking Tour a ouvert hier, et déjà on peut y voir les premières participations.

J’ai stické Rennes avant de partir, histoire de marquer le coup. C’est la passerelle Saint Germain, qui enjambe la Vilaine, qui a fait les frais de mon premier stick.
Pourquoi ? Parce qu’elle représente tous les jumelages internationaux de Rennes : Exeter (GB), Rochester (EU), Erlangen (Allemagne), Brno (Rep. Tchèque), Sendaï (Japon), Leuvin (Belgique), Sétif (Algérie), Cork (Irlande), Almaty (Kazakhstan), Plateau Dogon (Mali), Poznan (Pologne), Sibiu (Roumanie) et Jinan (Chine), plus la collaboration avec Hue (Vietnam). En somme, le lieu le plus international de Rennes !

J-7

Le 18 août 2008 à 10h20min par Benoît Évellin

La date du départ approche à grands pas, et plus l’échéance est proche, plus je vois ma liste de trucs-à-faire-avant-le-départ qui s’allonge, s’allonge...

Les formalités administratives sont réglées depuis longtemps. J’ai été agréablement surpris par la facilité et la rapidité d’obtention du visa. Contrairement à certains pays comme les États-Unis ou le Japon, où il faut se déplacer et faire un paquet de démarches, il suffit, pour la Corée, d’envoyer le formulaire adéquat, le certificat d’admission, son passeport, une photo et un chèque via Chronopost. Ceci est valable pour un séjour de plus de 90 jours : pour les français, dans la majorité des cas, il suffit d’avoir un passeport en règle pour un séjour de moins de 90 jours !
Seule difficulté : comprendre le français fortement accentué du préposé coréen du consulat, dont le ton mou et blasé indique qu’il réclame un répondeur automatique depuis quelques années à son parton...

La valise (neuve et fraîchement stickée) va doucement se remplir de plein de choses utiles ou non. Outre les vêtements, de quoi bosser, dessiner, photographier, et amadouer l’indigène. Ne pas oublier la liste des gens à qui écrire une carte postale et de quoi dépanner le bonhomme (beaucoup de cuisine à l’ail là bas *_* ) et le PC.
Niveau culinaire, j’ai fait l’expérience de la popote coréenne à Rennes, où nous avons la chance d’avoir un restaurant du pays du matin calme. A part le kimchi (chou fermenté à l’ail et au piment), à la saveur très particulière [33], la cuisine est fine et savoureuse, assez différente de ce que je connais de la cuisine chinoise et japonaise, qu’on trouve beaucoup plus souvent en France.

A J-7, je suis donc impatient de partir, avec bien entendu la petite frayeur de l’inconnu. Rassemblement avec Jessica, Édouard et Jérémie à l’aéroport lundi matin, après une nuit chez Pierre-Emmanuel, afin de rejoindre Maxence, Cédric et Romain, dont nous attendons les premières nouvelles...

La Corée, c’est un peu le merdier

Le 12 juin 2008 à 11h45min par Benoît Évellin
La situation coréenne actuelle n’a rien à envier à la France. Malgré une croissance dingue, la crise économique gronde sous des airs de modernité et de développement fantastiques. Et voilà que les grèves arrivent...

La Corée traverse en ce moment une crise de mécontentement populaire assez importante. Cela est du à tous les soucis de la vie actuelle : montée des prix des matières premières, du pétrole, morosité économique mondiale, mais aussi au fait que les coréens eux même soient entièrement impliqués dans le développement économique de leur pays. Le résultat a été payant : d’une place miséreuse dans l’économie mondiale dans les années 60, la Corée est en 2006 la treizième puissance économique mondiale. Mais maintenant, la montée de l’Inde, de la Chine et du Brésil sont des obstacles au développement coréen. Et les sud-coréens, après bien des sacrifices réclament leur part du gâteau.

Sauf que l’économie sud-coréenne est fragile. En 1997, le principe de passe-droits et de crédits du gouvernement aux chaebols [34] se retrouve stoppé net. La plupart de ces grands groupes ont certes le monopole sur leurs activités, mais c’est au prix d’un endettement à plus de 400% de leurs revenus. Boum. La Corée du Sud reçoit alors 57 milliards de dollars (!) de la part du reste du monde pour repartir de plus belle. Mais en y laissant des plumes...

Depuis, il semble que les gouvernements successifs soient plus ou moins efficaces pour relancer la machine de manière optimale. Certes le chômage est officiellement minime (mais vu qu’il est déshonorant d’être chômeur, on évite de se faire remarquer) et l’inflation minimale, mais ça ne suffit apparemment pas à calmer les esprits. Résultat, les routiers grognent contre le prix du pétrole et la reprise des importations de bœuf américain est le déclencheur de manifestations monstres telle que la Corée, apparemment réservée, n’a pas l’air de connaître habituellement. (Le dernier lien contient des photos assez impressionnantes à ce sujet). Ambiance !

Le gouvernement actuel ne semble pas être très à l’écoute de la rue. Les manifestations monstres ont été dénigrées par le président, qui parle d’extrémisme et de manipulation à leur sujet, mais qui fait ériger de barrages en plein Séoul avec des containers et des cars de police. Les coréens font la gueule face à ce retour de la fermeture d’opinion du gouvernement et de son allégeance aux États-Unis. Saviez vous que si la Corée est attaquée, ce sont les États-Unis qui prendront le commandement de l’armée sud-coréenne ? Alors là, pour un steak...

Reste toujours le chapitre politique presque intérieure avec le voisin nord-coréen, que ce soit à propos des pseudos espions capturés par le nord, ou par des pinaillages sur des rencontres sportives. Mais ça, c’est pour ainsi dire routinier...

Sticking tour

Le 6 juin 2008 à 17h55min par Benoît Évellin
La frenche toucheu un peu partout sur Terre...

Le principe du Sticking Tour est assez simple : vous prenez un paquet d’étudiants de l’Ecole de Design qui partent partout autour du monde, et vous leur faites coller un sticker dans les endroits les plus insolites où ils se trouveront. Moi, je pars en Corée, et j’aurai le plaisir de coller ceci là bas :

Rendez vous en septembre pour les premières photos !

Séoul

Le 8 avril 2008 à 12h30min par Benoît Évellin

Ça vient de tomber : j’y vais !

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Notes

[1Je vois déjà des regards d’incompréhension dans les yeux de la majorité de ceux qui y ont déjà goûté !

[2Coréen, anglais, chinois, japonais.

[3Le won est un yoyo économique...

[4C’est ça qu’on appelle une correspondance large en temps ?

[5Rappelez vous la montagne...

[6On reviendra au moins pour le Penis Park, sanctuaire d’une ancienne religion phallique, situé pas très loin !

[7Ainsi que le dernier single de Carla Bruni, en boucle chez le disquaire de la rue de l’Université.

[8Là où se trouvent le 63 building ou l’Assemblée nationale.

[9Mikado est d’ailleurs fabriqué sous licence japonaise Ezaki Glico Company, la firme qui a crée le Pocky. Pepero est quant à lui une copie !

[10Lotte est, rappelons le, un des chaebol de Corée, une des très grosses entreprises qui sont les moteurs de l’économie locale, comme LG, Hyundai ou Samsung pour les plus connues en France. Lotte, comme GS group, se consacre essentiellement à la nourriture, les produits de consommation courante et l’habillement, et n’est donc pas (encore ?) présent en Europe du fait de la concurrence acharnée que nous font déjà nos hypers...

[11Ma petite chérie toute à mouâ d’amour, pour ceux qui ne savent/suivent pas.

[12Depuis on les a toujours à la BNF, et pas question de les rendre ! Juste une copie numérique, et basta !

[14Et 1053 inscrits sur les listes électorales pour les présidentielles 2007.

[15Les québécois de la montagne constituent un précédent, mais dans une moindre mesure, car ça s’est fait essentiellement en anglais...

[16Dur mais vrai, si on en croit cet article traîtant du racisme au sein de l’armée coréenne !

[17DMZ, ça veut dire demilitarized zone. C’est la zone de démarcation de quatre kilomètres de large entre les deux Corée au niveau du 38e parallèle.

[18Dont le nom de domaine est enregistré en Belgique !

[20Merci Doudou !

[21Il ne sert que de montre et de convertisseur ce téléphone. Ici, les cartes SIM, ça ne marchent pas.

[22Ils doivent en profiter pour aller dans le second temple qu’on trouve sur le même versant, ou bien dans celui au pied de la montagne.

[23Un autre évènement original a été quand j’ai renseigné en anglais au pied de la montagne deux personnes de type européen, avant de leur demander d’où ils venaient : Canada. Quand j’ai dis que j’étais français, la femme (qui n’avait pas encore parlé) m’a sorti « Câlisse, si on avait sû ! »

[2419h, il fait nuit...

[25Fast-foods, Donnuts, Sucreries...

[2622 800 000 d’habitants pour toute l’agglomération.

[27Edouard en parle très bien !

[28L’animation de plan de vol avant planté, nous étions coincés au dessus de Mourmansk si nous nous y fiions.

[29Soit le prix du billet passe intégralement dans le kérosène, soit les finlandais ne savent pas faire à manger...

[30Je détaillerai demain le vol et tout ça, notamment les relations de Jérémie avec un hippopotame...

[311€ = 1500KRW

[32Le carré de pelouse est à quelques mètres d’un temple, et des dalles gravées sont visibles : sans doute un rite ?

[33... et qui reste très bien en bouche, bizarrement !

[34les grands groupes industriels : Samsung, LG, Lotte, Hyundai...

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