Événements

#Événements : Moment divers appréciés pour ce qu'ils sont.

Pirate !

Le 25 mai 2012 à 21h04min par Benoît Évellin
A l’heure ou la plupart des jeunes regardent la politique en faisant la moue, en ne croyant pas qu’il y ait de possibilité de se faire entendre, il est temps de revenir à d’autres idées, d’autres principes. Pour 2012, et si on hackait les législatives ?

A l’occasion des législatives 2012, le Parti Pirate présente 101 candidats. Qui sont ces pirates et que veulent-ils, ou proposent-ils ?

Le Parti Pirate a une histoire au commencement suédois, en 2006. Il a ensuite été fondé en France, puis une quarantaine de pays ont à leur tour rejoint le mouvement.

Je vous passe l’historique de la section française que vous trouverez par ici, ou celle de tous les partis que vous pourrez potentiellement trouver par là.

Regardons les idées :

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En résumé, cinq points essentiels.
CC-by - Parti Pirate

Comme le dit l’affiche, le PP [1] défend des points que je trouve essentiels.

  1. Légalisation du partage
  2. Lutte contre le fichage abusif
  3. Indépendance de la justice
  4. Transparence de la vie politique
  5. Ouverture des données publiques

Une fois de plus, renvoi aux publications officielles : c’est plus simple d’aller à la source.

Pour ma part, j’ai décidé de regarder cela de plus près. À vous d’y découvrir mon rôle, dans tous les cas, on en reparlera sûrement.

Liberté de panorama

Le 21 novembre 2011 à 15h43min par Benoît Évellin
Messieurs Tardy et Dionis du Séjour, députés, ont déposé une proposition d’amendement pour l’article L. 122-4 du code de la propriété intellectuelle français, visant à créer une « liberté de panorama » en France.

Actuellement, il est illégal de diffuser une photographie (par exemple) de ce qu’on appelle, dans le jargon des photographes qui travaillent légalement, un « bâtiment récent ». Ce terme désigne une construction, présentant, à priori, une originalité telle qu’on peut lui conférer le statut d’œuvre. Son architecte possède donc des droit quant à la diffusion de l’image de son œuvre ; droits étendus à 70 ans après sa mort afin que sa descendance en profite. Pour résumer, prenez une photo d’un bâtiment construit récemment près de chez vous, mettez la en ligne sous licence libre ou pour illustrer votre site où vous avez quelques pubs : paf, vous avez enfreint la loi.
Exemple :

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Tour de l’Éperon
Construite en 1975 par l’architecte Louis Arretche.

Aviez-vous déjà pensé à cela avant de montrer le bâtiment où se situe votre entreprise ou en présentant à vos proches, via un service en ligne, le centre culturel de la commune où vous avez été durant vos vacances ? Cela, une majorité de personnes l’ignorent.

J’ai pu le constater en vérifiant les photographies pour le concours Wiki loves monuments, où des participants, incrédules, se voyaient refuser leurs photographies. Je passe sur les cris et lamentations (« c’est ainsi qu’on censure la diffusion de la connaissance »), en particulier quand un auteur est décédé il y a 69 ans. « Madame, monsieur, dura lex, sed lex, et écrivez à votre député. » Certains l’ont-ils fait ?

Bref, hormis la perte pour l’architecte de quelque argent sur la vente de cartes postales, l’adoption de cet amendement, outre les justifications présentes dans la proposition, permettrait de rendre légale une pratique coutumière, tout en permettant à bien des personnes et des organisations de pouvoir photographier, éditer et illustrer en paix [2]. Reste à l’adopter !

Wikipédia dans Rennes

Le 25 mai 2011 à 12h14min par Benoît Évellin
A l’occasion des dix ans de Wikipédia des articles de Wikipédia s’affichent dans Rennes, du 21 au 28 mai.

Du 23 au 29 mai, dix panneaux présentant un article de l’encyclopédie portant sur un monument, une personne ou un sujet rennais sont disposés dans la ville. Chaque panneau présente deux articles (un sur chaque face) et une fenêtre permet de voir le sujet illustré par l’article. Au lieu que Wikipédia affiche des infos sur la ville, c’est la ville qui affiche Wikipédia, un juste retour aux sources en somme. Aura-t-on aussi du vandalisme IRL ?

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Le panneau Métro de Rennes
Auregann - CC-by-sa

Chaque panneau invite à passer au suivant par une mini-carte ou par le site de l’événement, également accessible sur mobile via un QR code.

Que vous soyez un fin connaisseur de la ville, un crack de l’orthographe ou tout simplement un curieux, je vous invite à venir samedi 28 à la cantine numérique aux Champs Libres pour découvrir en détail le fonctionnement de Wikipédia. J’aurai le plaisir d’y présenter mon travail au château de Versailles. Et d’ici là, n’hésitez pas à faire le parcours, et à partager vos photos !

Le million

Le 3 septembre 2010 à 09h56min par Benoît Évellin

D’ici quelques semaines Wikipédia francophone atteindra sont millionième article. Il y aura un seul article à posséder six zéros derrière un seul un, sur lequel les journalistes mettront leur spot lumineux.

Et cela fait beaucoup parler.

Ce millionième sera la vitrine de l’encyclopédie libre [3] en français, ce qui laisse certains penser qu’il faut que cet article soit un merveilleux article sur un beau sujet encyclopédique (genre chiant), plutôt qu’une porn star chilienne ou un Pokémon de la treizième édition.

Qu’est-ce que Wikipédia ? Une encyclopédie, recensant le savoir de l’humanité. Bien entendu il existe des limitations à cela : tout n’est pas encyclopédique, ou jugé comme tel. Ainsi, des critères d’admissibilité ont été établis par la communauté pour éviter que tout un chacun vienne parler de son chien, de son entreprise ou de ses enfants. Il est important d’avoir un minimum de notabilité pour entrer dans Britannica ou le Larousse ; il en va de même pour Wikipédia. Les chefs d’entreprise, ou les salariés d’entreprises de communication ont beaucoup de mal à comprendre cela, tout comme les responsables associatifs.

Autant suis-je plutôt d’accord avec ces principes, autant suis-je farouchement opposé au choix d’un article idéalement encyclopédique, et donc digne d’être le millionième. Cela revient à dire qu’il existe du contenu moins encyclopédique que d’autre, même si ce dernier est acceptable.

Ce billet peut donner l’impression que je me contredis : pour les limitations par notoriété et critères d’admissibilité, contre le choix d’un article sur un vrai sujet, bien beau, bien sérieux ? Je pense que non [4] : la richesse de Wikipédia est de traîter de tout : on y trouve des chiens célèbres [5], des entreprises notables [6] et des enfants fameux [7]. Ce millionième fait partie de cette optique : il prouve éclectisme de Wikipédia.

Si on veut montrer cette variété, il faut mettre ce millionième en avant, mais aussi taper à plus ou moins dix articles : on présente alors une vingtaine d’articles, montrant la couverture large de Wikipédia en français. Cela sera lui rendre honneur au plus près de son réel intérêt. Et là dedans, il devait y avoir quelques Monuments historiques !

EAG !

Le 20 mai 2009 à 10h50min par Benoît Évellin
Je n’aime pas le foot, tout le monde autour de moi sait ça. Mais j’étais quand même au Stade de France le 10 mai pour la finale de la Coupe de France. Enfin, la coupe de Bretagne.

Bon, on va faire le bilan tout de suite, et il sera rapide, les médias ayant déjà relayé l’info : victoire nette et très largement méritée d’En Avant Guingamp 2-1 sur le Stade Rennais.

De ce que j’en ai vu, les Costarmoricains, très décidés à finir en beauté ont mené le Stade Rennais à la baguette, imposant le rythme en première mi-temps, pour n’avoir de grosse frayeurs que sur quelques belles actions rennaises posées mollement, mais efficacement. Ouverture du score par Rennes (comme prévu), riposte cinglante de Guingamp (comme prévu) et un deuxième derrière (youpie !).

Bref, Rennes, venu faire acte de présence face à une équipe déterminée, c’était un peu écrit d’avance. Quand on veut une coupe, on va la chercher... Victoire d’un petit poucet qui en voulait, face à une équipe un peu pataude venue jouer l’adversaire.

Mais la partie rigolote, c’était le voyage...

Le voyage

Le voyage pour nous était le suivant : départ de Rennes, passage par Laval pour chercher quelqu’un, puis direction Paris 14e, pour s’y garer et déposer la Lavalloise qui n’allait pas au stade, mais à un concert. Pour nous, la suite était une montée vers le Stade de France par le métro, animations, match, après match, et retour en sens inverse.

Sur la route, entre Rennes et la Gravelle [8], les gens étaient venus voir les cars sur le pont et les bords de la route : 180 au départ du parc-expo de Rennes (sans compter les autres). Les 150 cars guingampais [9] passaient eux par l’autoroute des Estuaires et Caen.

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Des ponts pavoisés, sans compter les gens (en maillots) sur le bord de la route.
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Tiens, des Noir et Rouge !

Ensuite, la route fut un vrai spectacle : chaque car était généralement pavoisé, sans compter les voitures, les aires d’autoroute envahies par les cars, dont l’une d’elle a dû être fermée par les autorités, car on y trouvait trop de monde.

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Le co-voiturage était de mise !

Péage de Saint-Arnoult : les klaxons sont de mise ! C’est la fête au péage, et accessoirement un gros bordel sur le tronçon de l’A10 qui suit.

Paris

Passage dans Paris pour déposer une amie de notre chauffeur au concert d’Archimède, groupe lavallois de pop/rock (à suivre !), qui nous a accueillis comme des amis à l’Entrepôt (Paris 14e). Découverte en vrai d’un concentré de bonne musique avec de bonnes paroles, bref, de vrais artistes. On commence à les entendre à la radio avec « L’été revient », mais l’illustration vidéo se fait avec Vieille Canaille :

Le retour

Le retour n’amène pas à un commentaire particulier, si ce n’est le trajet en métro mode sardines, avec des supporteurs de Guingamp qui rentraient à Montparnasse, heureux et très sympa, sur fond de chambrage et de commentaires du match. Il n’y a pas eu d’incidents ce soir là, et les forces de l’ordre avait l’air de s’ennuyer à faire le pied de grue.

Sur la route, du raccordement de la Francilienne à Laval, c’était un défilé constant de cars : les Guingampais n’avaient plus de contraintes de trajet. Petite pensée pour le car en panne après le Mans...

Bref, une soirée très sympa, avec un match assez bon. Retour à 4 heures pour nous, avec un gros dodo bien mérité.

Hadopi must die.

Le 16 mars 2009 à 23h29min par Benoît Évellin
Il y a quand même des limites à ne pas dépasser, et Hadopi en fait partie. Black-out symbolique sur aerius.fr, et explications.
HADOPI - Le Net en France : black-out

Le projet de loi Création et Internet, qui prévoit d’identifier les pirates à partir de leur adresse IP, est en pleine contestation. En effet, cette loi permettra des sanctions progressives, sans moyen de prouver son innocence (coupable, à moins de prouver le contraire), sans rien apporter aux artistes, en imposant des solutions techniques dépassées et contraignantes et en laissant la porte grande ouverte à un filtrage du Web...

Aucune solution alternative, comme une revalorisation de la règlementation de l’offre de téléchargement légal ; ou l’étude de questions annexes, comme celle du piratage simplissime de la connexion du papy qui habite sur le même palier, n’a été évoquée. Le débat est donc à sens unique, laissant clairement apparaitre l’intérêt des majors du disque plutôt que celui des citoyens.

Le monde du web se mobilise donc pour laisser le web tel qu’il est : un espace de liberté. Mais cela ne se fait pas pour autant en cautionnant le piratage, bien que celui-ci soit le bouc émissaire [10] qui sert à sortir de l’ornière cette loi.

Quelques réflexions supplémentaires, avec des faites, des chiffres, et de l’humour, afin que vous vous fassiez une idée :

Pour le reste La Quadrature du Net dispose de plein de dossier super complets. Moi, je suis parti pour le garage.

Firefox 3, c’est pour mercredi !

Le 13 juin 2008 à 15h55min par Benoît Évellin

La version définitive de FireFox 3 sera disponible en téléchargement libre mardi soir (le 17) sur la côte Ouest des États-Unis, et donc le lendemain chez nous. Participerez-vous à l’établissement du record du monde de téléchargement lancé à cette occasion ?

La France est toujours quatrième avec 61000 promesses de téléchargement, derrière les USA (191000 promesses), la Pologne (81000) et le Brésil (78500)...

Vous voulez essayer autre chose ? Opera est sorti dans sa version 9.5 !

Download Day 2008 by FireFox : établissions un record !

Le 4 juin 2008 à 16h15min par Benoît Évellin
« Établir un record du monde Guinness. Profiter d’un Web meilleur. Cela a l’air d’une bonne affaire, non ? Vous avez juste à télécharger Firefox 3 pendant le Download Day - c’est aussi simple que ça. » qu’ils disent chez Mozilla.

FireFox 3 est quasiment disponible. Cool, hein ? Un navigateur encore plus sûr, encore plus précis, encore plus personnalisable, encore plus... Personnellement, je suis accroc depuis quelques années déjà au petit panda rouge (merci Benjamin). Avec tout plein de petits modules (dont il faudrait que je vous parle un jour), j’ai un navigateur parfaitement adapté à mes besoins, ce qui ne m’empêche pas d’aller vois aussi ce que fabrique Opera. Internet Explorer ? Tout juste bon à tester les pages Web pour voir si tout le monde peut les afficher...

Bref, la Fondation Mozilla a eu une bonne idée pour présenter son nouveau produit, et faire un peu de buzz autour : tenter de battre le record de téléchargement d’un logiciel en moins de 24 heures, certifié Guiness. Pour le moment, on ignore quand le record aura lieu, mais nul doute que le jour J, ça se saura vite ! Déjà par les mails : vous pouvez indiquer le votre si vous promettez de participer sur le site dédié à l’évènement. Ensuite par le battage médiatique, les sites de buzz, de nouvelles technologies et de tendances, les forums et autres listes de discussion, etc... Si vous vous intéressez à la sortie de FireFox 3, vous avez sûrement les moyens de suivre son actualité. Sans ça, bah repassez ici, je pense que j’en parlerai.

Avec près de 35000 promesses, la France est une des meilleures en promesses. Bien entendu nous battons le Libéria (22 participants à l’heure de ce billet), mais nous sommes distancés par les polonais et les brésiliens (près 55000 chacun !). Les États Unis sont hors concours avec leurs 113000 participants. A quelques mois des Jeux Olympiques, nous prenons déjà l’habitude d’être quatrièmes sur le podium ! ;)

Indiana (et) George

Le 30 mai 2008 à 16h35min par Benoît Évellin
Le dernier Indiana Jones est sorti, youpi. Sauf que...

Ayé, il est arrivé il y a une dizaine de jours ! Et on l’attendait, le bougre ! Je vous passe le synopsis que tout le monde a pu manger dans la presse (méchants soviets, crâne de cristal, Amazone) pour aller à l’essentiel. Si vous n’avez pas vu le film, passez à autre chose ; je ne veux pas vous gâcher le plaisir. Bref, ça commence comme un Indiana Jones, avec papy Indy qui fait des super cascades, qui se moque des méchants, et qui sait se servir d’un fouet. On s’en prend plein la gueule avec tout ce qui se passe, on saute sur des caisses, on se fait trahir, on voyage en frigo, on se tabasse dans les bars et on part au bout du monde. Le panard !

Puis intervient George Lucas. Il a dû dire à son pote Spielberg, alors qu’ils campaient au bord de l’Amazone : « Eh, tu sais, tu devrais faire comme moi avec mon dernier film ! Tu sais, celui qui a raflé une des plus grosses galettes du cinéma mondial ! Tu vois de quoi je veux parler ? »

Il veut parler des effets spéciaux.

Parce que c’est là que le film bascule ! On nous tartine le film de filtres façon jeu vidéo, avec de mauvaises incrustations de fond bleu et des cascades spectaculaires, mais peu crédibles. En prime, le scénar part en couille, la méchante n’est pas si méchante que ça, le prétexte du crâne de cristal devient ridicule, et tant qu’à faire on en profite pour faire surgir quelques extra-terrestres pour de vrai. A l’aise Blaise, t’as la 3D pour toi ! Bon, les aliens, on savait déjà qu’on en causait dès les dix premières minutes. Mais pas comme ça ! Pas avec de la lumière à fond, des effets de fumée, des tourbillons magiques et tutti quanti ! Badaboum, la magie de la première heure s’en est allée.

J’ai de plus en plus de mal avec la 3D Lissée et totalement pas réaliste qu’on croise de plus en plus dans les films à gros budget. A l’époque des premiers Indiana Jones, on n’avait pas peur de taper deux voitures entre elles. On sent le réalisme dans le début du film, avec ses cascades authentiques, où tout le monde se donne à fond. La poursuite moto/voitures est très chouette, la bagarre dans les caisses de la zone 51 est fabuleuse ! Mais l’Amazone, c’est trop difficile à filmer sans doute. La Dernière Croisade avait coûté deux fois et demie moins cher, et Lucas n’avait pas eu peur d’aller en Jordanie. Mais non, l’appel de la 3D est irrésistible... La poursuite en voitures dans la forêt est risible, longue et plate, car on y voit les défauts. Le final, on en a déjà parlé, inutile de l’écorcher d’avantage car il n’en vaut pas le coup.

George, le fautif, est un gros fana de 3D. La prélogie Star Wars en est l’excellent exemple. Les flots de circulation rectilignes de Coruscant sur fond de couchers de soleil libidineux, c’est lui ! Les hangars à vaisseaux des croiseurs sans fond et sans vie, c’est encore lui. Le gros souci avec les effets spéciaux, c’est de trouver le juste équilibre : soit on y croit, soit on n’y croit pas. Matrix 2 et 3 sont des catastrophes : on a tenté de faire mieux plutôt que de faire bien. Par contre, j’ai trouvé que la Guerre des Mondes est un bel exemple de maîtrise des effets spéciaux. De bout en bout, je suis resté scotché à mon siège tant les effets étaient réalistes et soignés. Die Hard 4, avec ses scènes réelles retouchées est aussi très bien fait, notamment la collision voiture/hélicoptère en sortie du tunnel. Excellent l’idée de remplacer l’hélico par un container ! Les effets sont bons, et on ne voit rien, sauf pour le F-35 à la fin, faute de temps. Je tiens cependant à dire, histoire de ne pas appuyer sur la tête du noyé, que l’explosion nucléaire du dernier Indiana Jones est quand même très bien foutue.

Un vieux Indiana Jones, comme un authentique Star Wars, c’est un hommage à l’ingéniosité initiée par Méliès. On n’avait pas peur de créer avec autre chose qu’un ordinateur, en le réservant (et encore) pour quelques scènes bien précises : le final de l’Arche Perdue est bien marrant dans son genre. Mais j’ai l’impression que les réalisateurs d’aujourd’hui ont de plus en plus de mal à résister à l’utilisation de la machine. S’aperçoivent-ils de la platitude que celle-ci peut engendrer ? Certains acteurs jettent d’ailleurs l’éponge. Liam Neeson, qui jouait Qui-Gon Jinn dans l’épisode I de Star Wars, a décliné l’offre pour figurer dans l’épisode II, car il en avait marre de ne jouer que sur un fond bleu.

Dur-dur de faire du bon cinéma maintenant, avec toute cette tentation... Mais, pour Indy, si on refait la fin sans effets spéciaux (quitte à voir les trucages pourris), hé bien j’y retourne de suite, et je mets ce film dans les plus beaux de ma cinémathèque. Mais là, je regrette presque la moitié de ma place de ciné. Parce que le début, c’est quand même de la balle !

Fête du jeu 2008

Le 29 mai 2008 à 23h15min par Benoît Évellin

Ce weekend, c’est la fête du jeu ! Rendez-vous place du Parlement à Rennes, samedi de 10h à 19h, ou partout ailleurs en France.

Qu’est-ce qui est vert et blanc et qui monte, qui monte...?

Le 20 mars 2008 à 00h25min par Benoît Évellin
Réponse facile vu l’heure du post : Carquefou.

Après Nancy, Marseille. Deux équipes a priori « pas mauvaises » de ligue 1 sorties par un club de CFA2 qui joue en ce moment sa relégation en championnat. Hormis la victoire du petit David face à une paire de Goliaths, dont les médias vont nous rabâcher les oreilles dans un peu moins de huit heures, je parle de cet évènement pour quatre raisons différentes :

  1. J’habite à Carquefou. Rien qu’avec l’effervescence qui régnait en ville, il fallait que je fasse le point n°2, histoire de ne pas rater un bon moment de mon séjour ici.
  2. Donc, deux, j’ai écouté le match, alors que moi et le foot, c’est une grande histoire de non-amour. Mais j’aime bien les histoire de combats épiques dans des temples légendaires. Peut-être le côté rôliste...
  3. J’ai eu tout à l’heure des klaxons de victoire dans la rue. Carquefou est une ville résidentielle et plutôt aisée. De surcroît, dans mon quartier, je suis un des rares à tirer la moyenne d’âge vers le bas. Alors des pouêt-pouêt, je n’en ai jamais en journée, et je ne pensais vraiment pas en avoir de nuit, même ce soir. Hé bien si.
  4. Et le quatre... Bah, écoutez-le le quatre et si après vous pensez que Patrick Sébastien est président du club, c’est que vous êtes aussi méchants que moi !

Et pour être honnête au moins une fois :
5. Ya pas à chier, la coupe de France, c’est toujours du beau spectacle.

Au moins une bonne surprise...

Le 3 mai 2007 à 01h10min par Benoît Évellin
...dans cette soirée sans prétentions...

Il y a des soirs comme ça, où, par le hasard des marque-page, on aperçoit site que l’on a pas visité depuis longtemps. Bon, en plus, on est le début du mois, et sur ce site, tous les visiteurs habitués savent bien que c’est la période de mise à jour...

Pourquoi hésiter d’avantage ? Hop ! clic ! Cool, il y a du neuf !

Et c’est parti pour une lecture (en anglais) de ce site de référence à l’échelle mondiale de ce qui fait ma matière de prédilection en modélisme. Le numéro de mai est consacré à l’histoire des micro-réseaux, ces réalisations sur de toutes petites surfaces, où ingéniosité surdéveloppée et finesse du décor sont des éléments primordiaux.

Je lis, je dévore, et je m’approche soudain du bas de la page...

...
Je n’avais jamais fait gaffe au fait que le plafond soit aussi bas dans ma piaule. J’ai eu mal aux doigts à sauter si haut...

Battuta, par le théâtre équestre Zingaro

Le 27 avril 2007 à 13h25min par Benoît Évellin

Il est difficile de décrire et d’écrire l’émotion. Là, c’est encore plus difficile, car c’est encore plus gros.

Battuta est le dernier spectacle de la compagnie équestre Zingaro, sous les ordres de Bartabas. Battuta, c’est un retour vers les Tziganes ; un voyage des plus sympathiques dans cet univers si particulier que sont les Balkans.

Autour de la piste circulaire aux multiples entrées, autour d’un point d’eau, passage obligatoire, nous suivons l’opposition de deux groupes de chevaux et leurs cavaliers. Chaque groupe possède sa propre ambiance, l’un illustré par un Taraf de cordes transylvanien, l’autre par un orchestre de cuivres moldave. Et c’est l’affrontement ! Autour de la migration des oies, les deux groupes se croisent, se provoquent, tant par la musique que par les prouesses des cavaliers.

Au départ très calme, le spectacle prend soudain une tournure étrange, drôle, voire burlesque. On en prend plein la tronche, dans cet univers merveilleux, si longuement détaillé par Kusturika. On file et on frôle les frontières d’un imaginaire qui nous est à la fois très proche et très lointain. Les chevaux sont mis en avant dans leurs prouesses quotidiennes, leur importance pour tout ce monde, leur attachement et le lien qu’ils génèrent avec ces hommes et ces femmes. Un grand moment d’émotion et de poésie, que je recommande vivement à ceux qui arriveront à trouver des places :P

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Notes

[1Ou un vulgaire « autre » pour l’État, autrement dit une étiquette pratico-pratique pour petits partis sans reconnaissance

[2Sans compter que Wikipédia gagnerait en illustrations légales, enfin !

[3On ne rappellera jamais assez que libre désigne ici la licence libre de distribution du contenu de Wikipédia, et non une incitation à y écrire n’importe quoi.

[4Encore heureux !

[8Le péage qui est là dès qu’on « entre en France ».

[9Info fournie par un supporter costarmoricain dans le métro au retour.

[10En effet, il semblerait, d’après l’étude UFC - Que choisir que je mets en lien dans ce billet, que le téléchargement pirate soit un moteur de fréquentation des concerts, principale marge de revenus des artistes.

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