Chemins de fer

#Chemins de fer : Tchou-tchou, mazette !

Dix trains du monde

Le 1er décembre 2015 à 00h16min par Benoît Évellin
Flânant sur Twitter à la recherche de l’éclatement d’une bulle d’ennui passagère, je croise les quelques 140 caractères suivants de mon incroyable amie Sophie Barel :

Ça parle de trains. Tout de suite, j’y mets le nez, et bon, voilà quoi [1]. Du coup, sang chaud, comme un couillon, je fais un touitte avec une fôte pour lâcher :

« Ducon, t’aurais mieux fait de te taire » me dis-je, mais c’est trop tard.

Du coup, un peu de motivation retrouvée dans un tiroir me permet de vous présenter dix photos ferroviaires qui ont toutes un aspect particulier à mes yeux ou qui introduisent des lieux particuliers. Il peut s’agir de lieux que je connais ou d’endroits dont j’ai juste entendu parler. C’est forcément peu objectif, mais au moins, c’est documenté. :p
Et ça va nous changer de la politique et des musées numériques...

La Suisse

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Viaduc en spirale de Brusio, Suisse
Kabelleger / David Gubler (http://www.bahnbilder.ch) - CC-BY-SA - Source

Je triche en commençant avec un pays plutôt qu’un train. Mais c’est parce que la Suisse est un paradis ferroviaire.

Entre Saint-Moritz à Tirano, il y a le viaduc de Brusio, un ouvrage d’art particulier qui a longtemps été un sujet de curiosité pour moi. Enfant, il s’agissait d’un projet de modélisme que j’avais vu dans un livre, et je trouvais diablement culotté qu’il puisse y avoir des constructions pareilles. Depuis, j’ai trouvé d’autres lieux cools et surtout, j’ai vu qu’on avait des exemples de ce type en France, dont un près de Paris (cimetière inclus, oui), qu’on voit depuis le TGV quand on contourne la capitale via Massy et (par dessus <3) Villeneuve-Saint-Georges.

Autre exemple suisse (on reste dans le même coin) avec ce viaduc situé sur la ligne reliant Filisur à Davos. J’aurai pu, depuis Filisur prendre la ligne qui va vers Thusis pour passer par le Landwasserviadukt, mais je n’avais pas de photo assez jolie. Sinon, leurs voisins ont des trucs pas trop vilains non plus.

Sociedad Quimica y Minera de Chile, Chili

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Train vide de nitrate, entre Tocopilla et Barriles.
Kabelleger / David Gubler (http://www.bahnbilder.ch) - CC-BY-SA - Source

Une image que j’ai découverte à l’occasion du vote annuel de Wikimedia Commons pour l’image de l’année 2014, où sa cousine a fini troisième. Le photographe [2] a capté l’atmosphère très ingrate des trains miniers et industriels. Or, j’adore les trains de ce type. C’est crade, ça pue, c’est un bonheur à faire en modélisme. À ça s’ajoute le paysage désertique (le creux dans la montagne pour faire passer le train) et les infrastructures (les poteaux de caténaire en bois <3) et la magie opère. Et le Chili a l’air plutôt riche de ce côté.

Le Japon

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Tramways à Sapporo, Hokkaido
アルトクール - CC-BY-SA - Source

Le Japon est un espèce de paradis ferroviaire (Hayao Miyazaki vous déjà l’a appris), où l’on va trouver d’un bord toute sorte de trains à grande vitesse dont les profils ont certainement été dessinés après une cure de saké et, de l’autre des ambiances fantastiques avec des herbes folles et du matériel délavé. Et les tramways en pagaille.

Le tramway de Lisbonne, Portugal

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Croisement dans Lisbonne
D. Gomes Ascensão - CC0 - Source

Je ne vous fait pas le coup de l’ambiance, mais vous aurez compris pourquoi j’adore cette photo, et surtout ce tram dans son ensemble, que j’ai eu le plaisir de voir [3]. Ce qui est fort avec le tramway, c’est que le principe du transport guidé permet de faire passer un volume important (c’est quand même gros ces petites choses) dans un endroit très étroit [4]. À Lisbonne, c’est très impressionnant à voir, tout comme leur roulement, lourd et puissant, qui prend aux tripes quand ils attaquent les grandes montées. La couleur, magique, fait le reste.

Tant qu’à parler de tramway, si San Francisco est connue pour son cable car, elle l’est moins pour la ligne F du MUNI (transport municipal). Cette ligne qui remonte Mission Street et longe Embarcadero, utilise en service commercial quotidien des tramways anciens provenant de plein d’endroits (principalement les USA, mais aussi l’Angleterre ou l’Italie) sauvegardés et restaurés par des volontaires. Comme pour Lisbonne, à San Francisco, la F-line fait bel et bien partie du décor.

La Petite Ceinture, Paris

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Gare de Charonne.
R.CHARUEL - CC-BY-SA - Source

Imaginez une ligne qui fasse le tour de Paris. Qui passe entre les immeubles (voir dedans) et qui est aujourd’hui à l’abandon [5]. Est-il nécessaire de poursuivre l’explication de l’ambiance fantastique qui se dégage de cet endroit en vous montrant une locomotive à vapeur enjambant le cours de Vincennes ou un gros Diesel parc Montsouris ? Ou évoquer les gares, les tunnels, les ponts ?

Canfranc, Espagne

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Canfranc et sa gare fantôme
Alberto Pascual - CC-BY-SA - Source

L’histoire de la ligne de Pau à Canfrancest assez singulière. Ligne des Pyrénées à voie unique, elle est un des franchissements possibles entre la France et l’Espagne sans passer par le bord de mer. C’est une ligne difficile, à voie unique, qui comprend de fortes rampes (les trains n’aiment pas) et un tunnel hélocoïdal (un franchissement comme le viaduc de Brusoi, mais intégralement en tunnel, oui m’sieu-dame). Tout ça pour aboutir à Canfranc, côté espagnol, où une rupture de charge à lieu, l’écartement du chemin de fer en Ibérie étant un peu plus large qu’ailleurs en Europe [6]. Du coup une gare immense est construite pour gérer le trafic à la frontière et les transvasements de passagers et marchandises.

En 1970, un train à la dérive déraille sur un pont et entraîne la fermeture de la ligne côté français. Tout le trafic s’effondre et la gare est rapidement abandonnée, avec du matériel français comme espagnol qui y reste en rade, se dégradant irrémédiablement.

Aujourd’hui, côté espagnol, un petit train régional assure le service. L’augmentation du trafic pose la question de la réouverture depuis plus de 40 ans, et cela semble être en bonne passe pour aboutir : les travaux ont déblayé tout, retirant progressivement l’intérêt urbex-istique du lieu.

The Durango and Silverton Narrow Gauge Railroad, Colorado

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À l’approche de Silverton
Milan Suvajac - CC-BY-SA - Source

À elle tout seule, cette ligne touche plusieurs points importants de la culture ferroviaire : intimement liée à la conquête de l’ouest et notamment la ruée vers l’or et l’argent (elle est construite pour), cette ligne à voie étroite devenue exclusivement touristique voit passer des locomotives à vapeur en continu depuis 1881. Loin d’être un chemin de fer de seconde zone, de par la variété et la qualité de son matériel (avec de grosses locomotives), le D&SNGR est une source d’inspiration pour de nombreux modélistes ferroviaires (dont un grand Monsieur).

Les musées vivants du chemin de fer en France

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Rotonde de Longueville, Seine et Marne, France
Pline - CC-BY-SA - Source

Les lignes et lieux sont intéressants, mais la dynamique de préservation et de transmission du savoir m’intéresse d’avantage. Outre les musées (dont celui de Mulhouse) qui restent à mon avis assez froids, nous avons la chance d’avoir des lieux où les trains restent vivants, que ce soit dans des lieux de conservation (Longueville, Langeux...) ou dans le cadre de chemin de fer touristiques (Le Vivarais, la Baie de Somme...). Il y a de beaux lieux un peu partout en France, qu’il faut découvrir, car la fédération qui s’en charge est complètement dans les choux. Pour ma part, je stationne à Nantes.

Cuba

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Vallée de Los Ingenios, Cuba
Wayne77 - Source

Jusqu’il y à quelque temps, la récolte annuelle de la canne à sucre à Cuba remettait en service des locomotives à vapeur. Il y a donc dans ce pays de nombreuses machines à vapeur encore à peu près en état.

Une fois de plus, c’est l’ambiance qui me botte : des machines fabriquées aux États-Unis, colorées, cradasses, avec quelques étoiles ; le tout dans une ambiance de jungle révolutionnaire. Cœur avec les doigts.

N’importe quoi

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Autorail SNCB classe 46 dans une acérie
LHOON - CC-BY-SA - Source

Cher lecteur, tout va bien. Je n’ai pas encore fondu un plomb de chaudière. C’est juste qu’il est parfois difficile pour moi d’expliquer le fait que j’ai un intérêt pour le monde ferroviaire. Et expliquer ce que j’apprécie précisément est encore plus difficile.

Au cours de sa rédaction, ce billet de blog a glissé doucement vers une entrée dans les univers ferroviaires qui me plaisent : prouesses technologiques, fusion dans le paysage, saleté et tâches ingrates, urbanisme et exploration, grandeur et décadence... En neuf titres, je vous ai présenté des exemples qui sont pour moi marquants. Alors imaginez la combinaison !

Imaginez des lieux où il serait incongru de faire passer des trains. Imaginez que le monde ferroviaire ne s’arrête pas à ce que vous voyez quand vous prenez un TGV ou un TER. Imaginez ce qui pourrait être le étrange, le plus déroutant, le plus bizarre.

Le « problème », c’est que la réalité dépasse régulièrement l’imagination !
Des locomotives-grues ? Oui, mais avec quatre tampons.
Des locomotives américaines à engrenages et arbres de transmission ? Oui, mais à Taïwan (gniii !).
Des trains dans le désert ? Autant qu’ils aient de monstrueux filtres. Ou que le temps ai passé.
Des autorails improbables ? Tant qu’à leur faire une drôle de forme, autant qu’ils roulent, sous les tropiques !

C’est là le monde ferroviaire que j’aime !

L’ancêtre des fab-labs

Le 2 septembre 2014 à 17h58min par Benoît Évellin
Les fab-labs sont partout : dans la presse, sur les lèvres, dans la rue. Présentés comme le nouveau facteur de faire-ensemble, c’est, pour beaucoup, une révolution. Leur montée en puissance a été initiée par le MIT, mais le principe a d’autres ancêtres : les clubs de modélisme ferroviaire [7].

J’ai eu le plaisir, adolescent, d’exercer ma passion dans un club de modélisme ferroviaire de la région de Rennes. C’était un lieu convivial, un étage d’une salle communale, où nous nous retrouvions le vendredi soir pour papoter et le samedi après-midi pour travailler. C’était à une époque où le Libre n’avait pas quitté le Net et où le Net, c’était uniquement chez certains privilégiés. C’était avant.

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Modélisme ferroviaire en 1945. 70 ans après, on y est toujours.
Des membres du Club de modèles réduits de trains de Montréal travaillent sur les voies ferrées et sur les trains.
« Hobby. Model Railroad Club BAnQ P48S1P12118 » par Conrad Poirier - BAnQ Vieux-Montréal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Sous licence Public domain via Wikimedia Commons - Source

Dans ce club, et comme dans d’autres partout en France et dans le monde, chaque membre avait la possibilité de bénéficier de beaucoup de choses mises en commun, tels que des outils qu’on trouve peu chez soi (suivant les lieux : perceuse à colonne, tour, cabine de peinture, etc.) et les fournitures associées. La documentation, aussi bien sur papier par l’intermédiaire de revues ou de documents tirés des archives de la SNCF complétait le tout. L’apparition des fab-labs dans le paysage n’est qu’une suite logique de ce type de lieu. Y a-t-il eu inspiration ? Bonne question. Mais certains éléments différait radicalement : l’ouverture sur le monde et les égos. (Oui, c’est là où je balance.)

Car si certains mordus donnaient conseils et tours de main, ou étaient capables de vous bricoler un régulateur en une heure ou à vous profiler le train de roues d’une locomotive à vapeur en un après-midi, on trouvait également un sacré paquet de personnes qui n’allaient surtout pas partager ce qu’ils savaient. Et pourtant, il y avait des compétences et spécialisations, en menuiserie, électricité, peinture (pour le réel ou la miniature), décor, entretien du matériel, programmation, etc. J’ai eu la chance de tomber sur des personnes très ouvertes à l’idée de partage dans le club où j’étais. D’autres amis, eux aussi jeunes, n’avaient en face d’eux que des papys qui les regardaient avec dédain, des adultes qui estimaient que leurs idées de petits jeunes ne valaient rien, des vieux routiers du ferromodélisme pour qui la technique utilisée il y a 30 ans est la seule vraie, et d’autres qui se refusaient d’imaginer expliquer ce qu’ils faisaient. Et ça, c’était quand des jeunes avaient la chance d’être acceptés dans le cercle d’initiés.

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Faire. Mais chacun dans son coin.
Un membre du Club de modèles réduits de trains de Montréal travaille à la perceuse. Il a une loupe de précision fixée sur un verre de ses lunettes.
« Hobby. Model Railroad Club BAnQ P48S1P12114 » par Conrad Poirier - BAnQ Vieux-Montréal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Sous licence Public domain via Wikimedia Commons - Source

Et ce fut leur fin à tous.

Dans les clubs que j’ai pu croiser, les jeunes sont partis, ceux qui partageaient leurs savoirs aussi, chassés tous deux par ceux qui estimaient que c’était mieux avant. Aujourd’hui, ces clubs ont globalement fermé, ou vivotent, chez l’un ou chez l’autre. Plus de projets, plus de locaux, beaucoup de regrets amers quand on recroise ceux qui ne voulaient pas que ça change.

C’est le Web qui a regroupé les passionnés, sur les forums. Imaginez un club virtuel avec des personnes qui ont les mêmes intérêts que vous [8], où l’on passe quand on veut, où l’on trouve assez facilement des tours de main, de la documentation, des personnes qui peuvent conseiller... Oh, on y trouve toujours un lot de jalousies, de « j’en fous pas une » et, par usage de l’outil, de trolls. On papote moins autour de la cabine à peinture un coca à la main, mais globalement, on finit par rencontrer des gens et par y trouver son compte : les parias d’hier peuvent librement parler de moulage en résine, de répartition de flocage par appareils électrostatiques, de programmation d’actions en Digital Command Control (DCC), etc.

Et là, arrivent les fab-labs. La première fois que j’y suis allé, ça a été magique, tout en me balançant une palette de madeleines de Proust à la troche. Tu veux avoir accès aux outils ? On te forme, tu fais, tu documentes. Tu as besoin d’un coup de main ? Tu viens tel jour, ya machin qui t’expliquera. Tu as besoin de compléments ? Va voir par là, tu y trouveras ton bonheur.

Au boulot

C’est dans un emploi du temps chargé que j’essaye, depuis quelques années, de prendre du temps pour participer à tout ça. Ma maquette actuelle, en cours depuis un moment, se veut être une plateforme d’essais pour ce type d’expériences. Prenons la photo suivante pour quelques cas pratiques :

Vous imaginez graver les briques du bâtiment du fond (aujourd’hui pré-maquette d’étude en carton, un bouzin fait 60 centimètres de long) ? Moi, je le vois de la découpe laser sur une plaque de plastique [9].

Vous pensez que le poteau à droite vaille le coup d’être taillé à la main ? J’y vois de l’impression 3D avec multiplication du modèle maître par moulage en résine [10]. Idem pour les ventilateurs des wagons (qui gagneraient à être refaits).

Et on peut continuer ! Un pilotage sans passer par de la programmation en DCC ou la gestion d’un cycle de journées ? On peut tenter Arduino. De la décoration ou la création de caches en papier ou carton ? Découpe en FAO. Et on peut y trouver bien d’autres techniques...

Pour le modélisme ferroviaire, les fab-labs, c’est le retour du futur dans le temps présent. Encore faut-il prendre le temps de la découverte.

Train du Père Noël

Le 14 décembre 2009 à 12h39min par Benoît Évellin
Compte-rendu rapide d’une double sortie à toute vapeur dans le froid de la Loire Atlantique.

Pour ceux qui n’ont pas encore eu l’information, je suis membre de l’association Loco Vapeur R1199, qui se charge de l’entretien et de la sauvegarde d’une belle grand mère née en février 1947 à Philadelphie, et membre de la grande famille des locomotives SNCF type 141 R.

Après avoir fait des sorties cet été vers Amboise et Lorient, la machine était de nouveau de sortie après une panne pour emmener le Père Noël vers Clisson samedi et Sainte-Pazanne dimanche.

Résumé rapide : il y avait plein d’enfants qui ont eu droit à bonbons et jouet, un froid vif et piquant, des gens passionnés [11], deux voyages fort plaisants (on voit mieux les panaches de vapeur quand il fait froid et que le fioul brûle mal), bref, que du bonheur.

J’ai pu faire quelques photos à Sainte-Pazanne, et j’ai eu une bonne surprise à l’arrivée (en fanfare et en foule). Résumé en photos si vous voulez bien :

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Foule à Sainte Pazanne
Il y avait au moins l’équivalent du train sur les quais !
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Accueil en fanfare
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La R en manoeuvres pour se mettre en tête du train.
L’arrivée s’était faite avec le tender en avant.
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Surprise du jour : la potence à signaux !
Elle est toujours debout !

Contrairement à ce que j’en savais, cette potence à signaux mécanique, encore plus vieille que la machine à vapeur, est encore debout jusqu’en janvier. Techniquement dépassée, elle va être remplacée par des signaux lumineux modernes, pour filer à l’abri à la Cité du train de Mulhouse.

Le passage à niveau, toujours à commande manuelle [12], va lui aussi disparaître.

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La R sous la potence
Refouler vers le quai, sans écraser les photographes qui, si ils pouvaient, passeraient leur temps sur les voies.
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Les signaux sont prêts à remplacer la potence.
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A contre-voie
Une photo le temps de passer voir l’équipe de graissage et remettre la plaque « Joyeux Noël » sur le tablier de la machine.
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Un coucher de soleil en contre-jour terrible !

Photos en vrac

Le 1er septembre 2008 à 02h50min par Benoît Évellin

Ça faisait un moment que certains me les demandait : j’ai enfin mis en ligne mes photos ferroviaires...

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141R1199
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Tringleries de frein
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Un attelage à Richelieu

Attraper le train en marche...?

Le 17 juin 2008 à 18h45min par Benoît Évellin

Le malheur du train, c’est qu’il n’est pas tellement apprécié quand il s’agit de s’arrêter partout pour desservir tout le monde. Cette solution, présentée par un chinois (ou un thaïlandais, comme l’indique ma source) est visiblement présentée dans le cadre d’une émission pour génies de l’innovation. L’idée est amusante, mais à mon avis, tunnels et correspondances vont vite poser problème...

Allez, plus léger : une photo de moi à la Fête du Jeu cette année.

La technique, c’est magique !

Le 21 avril 2008 à 23h10min par Benoît Évellin

Aujourd’hui, je n’ai pas remis à plus tard le changement de pneu que mon vélo réclamait depuis déjà un mois. Il a fallu faire avec mon absence de moyen de transport pour aller chercher un pneu et une chambre (tant qu’à faire deux), puis tout ramener auprès du biclou, celui-ci n’étant pas chez moi. Une fois sur place, il a fallu se retrousser les manches et se rappeler de cette opération qu’on ne fait pas tous les jours : changer un pneu. Parce que changer la roue, d’accord, c’est super facile, un peu comme sur une voiture : on dévisse, on change, on revisse. Mais virer le pneu de la jante, c’est autre chose. Enfin, bref, galère légère, ce damné boudin crevé ne voulant pas quitter sa copine la jante. Le pote PC passant par là, les choses sont allées un peu plus vite, merci ! Mais au final, j’y ai bien passé une heure, par manque total d’habitude.
Et comme un con, j’ai réussi à crever ma nouvelle chambre en la remontant. Ha ha. VDM, ou presque ; faut pas pousser non plus...

Allez, détendons nous et allons voir un peu ce qui se trame sur la toile. Tiens, parlons patrimoine et chemin de fer pour une fois. Après tout, c’est aussi technique, et en plus, c’est un pan d’histoire. Les chemins de fer touristiques, ce sont de vrais musées vivants, qui sont capables de vous faire découvrir une époque autant par leur présentation mais aussi des bruits et des odeurs (ah, l’huile chaude !).
Mais voilà, un musée, ce n’est pas un musée comme les autres. Quand on arrive à faire parcourir plusieurs kilomètres par jour à un monument historique, les normes ne sont pas les mêmes qu’exposer une statue dans une salle climatisée. Ça coûte cher, mon bon monsieur. Sans compter que les gens ne s’aperçoivent pas forcément du réel coût du bouzin, ni du bénéfice réalisé par tous les gens du secteur.
Mais voilà qu’après Richelieu, où le maire fait tout pour transformer la ligne de chemin de fer en piste verte (à ce qui paraît, on verra plus de monde y passer qu’au Tour de France), on se retrouve avec le Chemin de fer du Vivarais (Ardèche), un des premiers et des plus gros « touristiques » français qui ne peut pas rouler cet été, faute de sous pour entretenir la voie et remettre en état les trois machines à vapeur nécessaires pour assurer un trafic correct. Grosse mobilisation de tous bords, via pétitions et mobilisations d’élus et de commerçants poru trouver les 5 millions d’euros qui manquent. On est bien lotis niveau patrimoine ferroviaire...

Mais à cela, je ne peux pas cacher quelques bonnes choses : déjà, j’ai une autre chambre à air à monter sur mon vélo, et puis il reste des associations de patrimoine ferroviaire qui poussent doucement, tel le Chemin de Fer des Côtes du Nord qui a obtenu le droit de prolonger sa ligne ; le Tacot des Lacs qui joue à guichets fermés (mais comme ça vous l’avez pour vous tout seul ! :P ), ou le Vélorail du Pays Chartrain, tout fraîchement sorti, qui un jour se métamorphosera (on l’espère) en touristique à part entière !

MR#07 - Episode 5, Mogul toujours et batiments ensuite

Le 24 août 2007 à 15h30min par Benoît Évellin

Même si la menuiserie n’est pas encore terminée, j’ai déjà attaqué la suite...

Episode 5, Mogul toujours et bâtiments ensuite

Bon, la Mogul est en voie d’achèvement. Après le kit que vous avez pu voir ces derniers temps, j’ai un peu avancé les choses. Il reste cependant un peu de travail à effectuer, notamment sur la reprise du cylindre d’air comprimé et un gros travail pour finir la rehausse du tender, rehausse qui métamorphose la bête. A comparer avec la version catalogue...

Mogul

Mogul

Mogul

J’ai bien entendu digitalisé la bête, ce qui lui apporte une souplesse et des ralentis vraiment sympas.

J’ai aussi attaqué mes bâtisses, en faisait de jolies prémaquettes en carton. Cela m’a permis de caler mes volumes afin de transporter le réseau.
Je ne peux pas mettre toutes les photos en ligne, car beaucoup dévoilent la totalité du projet et annuleraient l’effet de surprise. J’ai quand même un joli depot à vous montrer, depot qui va subir quelques profondes transformations, avec une supression du quai côté voyageurs.
Pitoune

Il ne reste plus beaucoup de temps avant le RAMMA à Sedan, les 14 et 15 octobre 2007, mais j’aurai un peu de temps avec mon stage que j’attaque au début du mois prochain (c’est à dire dans trè speu de temps). On en reparlera, car je vais voir si il reste un magasin de train où je puisse aller pour trouver un peu de voie histoire d’avancer...

MR#07 - Episode 4, menuiserie et Mogul

Le 1er août 2007 à 17h03min par Benoît Évellin

J’avais promis des nouvelles non ? Dont acte (pour une fois), pour deux points importants.

Episode 4, menuiserie et Mogul

Tout d’abord, la menuiserie. Pour ceux qui aiment les images, passez directement à la partie sur la Mogul, car la menuiserie est la clé de voute de mon réseau, mon petit caprice qui fait que ce projet à un autre intérêt que de faire un bête module.
Bref, la menuiserie est bouclée, à une petzouille près. Globalement, ça tient la route, merci Papa. Si j’avais bossé seul, je n’en serai pas là. Quelques soucis sur la coulisse, qui coulisse mal, et sur une liaison inter-module, qui liaisonne mal aussi. Pour les SNPiens, je n’ai pas encore placé les raccords en bout. Je ferai ça avec la voie posée.
Mais en gros le plus important est fait, le prochain épisode sera consacré à la pose de la voie.

Et la Mogul, dans le lot ? Hé bien il s’agit du modèle en 0n30 de chez Bachmann, que je vais passablement modifier. A cet effet, j’ai démarré un fil sur le forum US, où je reçois de l’aide de la part de quelques grands modélistes. Pour le moment, la machine est éclatée, en kit, désossée, et je vais profiter de ces quelques jours qui arrivent pour la digitaliser.
Enfin, si j’y arrive : je pars chez mon oncle, heureux possesseur d’une grands piscine et d’un billard anglais...

MR#07 - Episode 3, aiguilles

Le 20 mai 2007 à 23h55min par Benoît Évellin

Pas d’intro aujourd’hui, la flemme...

Épisode 3, aiguilles

L’étape est importante, car elle est l’amorce du réseau en matière de roulement.Voilà longtemps que je voulais construire ma voie. J’avais essayé sur un diorama, avec un assemblage assez peu propre mais néanmoins fonctionnel, puis sur mon dernier micro-réseau, mais là... L’aiguille a d’ailleurs été soudée depuis et ne sert plus que de joli décor.
J’avais également dans mes antécédents mon pote Grégoire, qui m’exhortait à essayer. Lui fait de la construction en N, soit avec 9mm entre chaque rail. Moi, j’ai 16,5mm, un poil de marge en plus. Une autre source était ce très bon tutoriel tout en images. J’ai piqué quelques trucs chez eux pour m’essayer à ma construction.

L’ensemble de la prose détaillée ci-dessous vient du forum Passions Métrique et Etroite, là où j’ai reçu plein plein plein de conseils fort intéressants pour la construction de ces aiguilles.
Tout d’abord, la découpe du CI à la Dremel, faute d’avoir retrouvé les lames « faites pour » qu’un membre m’avait envoyées. Au final j’ai la moitié de mes découpes, avec quelques disques de pétés, après les essais au Bocfil avec une lame acier et un engin pas identifié.
Bon, bref, j’ai trois bandes de CI de prêtes, soit de quoi faire trois aiguilles.

J’ai après ces trois heures de découpe réalisé un gabarit. Sur ma photocopie d’appareil de voie, un très bon truc pour avoir à la fois un gabarit validé et une trame pour souder, j’ai réalisé des guides pour les rails, à l’aide de clous tête homme.

Après vérification avec l’original de l’aiguille, je suis passé à la découpe des rails.

Chaque rail est découpé à la Dremel, comme du beurre. J’ai tout coupé d’un coup, et placé l’ensemble sur la photocopie.

Après vérification à l’œil, je passe à la soudure.
Grâce au flux à souder, j’ai pu fixer rapidement les rails sur les traverses. J’ai commencé par la pointe de cœur, pour aller vers l’extérieur, en vérifiant mon écartement au réglet. J’en ai profité pour souder une tringle de commande provisoire sur la traverse mobile. J’ai fait quelques pâtés en soudure, mais dans l’ensemble, mon travail fait propre.

J’ai finalement essayé l’aiguille avec un ouagon. Yahou ! Ca passe tout seul !
Le gabarit va me faciliter les choses pour la suite : les rails sont prêts à être positionnés.
Un très grand merci pour tous les membres du forum pour leurs conseils ! Et à ceux qui hésitent encore lancez vous : construire sa voie ce n’est vraiment pas difficile !

MR#07 - Episode 2, Ay ! La banque !

Le 13 mai 2007 à 22h40min par Benoît Évellin
Et en prime, un petit tour au CFCdN...

Les choses sérieuses ont enfin commencé. Une semaine de congé, ça permet de faire plein de choses, et, dans mon cas, un après midi a suffit pour faire presque toute la menuiserie. Par contre avant...

Episode 2, Ay ! La banque !

Le tiroir caisse à souffert. Hé bien oui, cette année, les réserves de bois sur lesquelles j’ai l’habitude de travailler sont taries. Donc le bois neuf, même en petite quantité (plus que les autres fois quand même), ainsi que la visserie et quelques petites pièces spéciales, hé bien ça finit par faire un sacré total. Râââh !
Bref, le compte en banque est mort, il va falloir très rapidement trouver des fonds pour faire des folies sur la suite. fort heureusement, je dispose de quasiment tout ce qui est nécessaire pour le décor et la voie. A l’occasion, il faudra que je compte mes boîtes de camembert...
Mais bon, avec la satisfaction du travail pas trop mal fait (Jimmy, notre menuisier, hurlerai presque pas), je sens le projet qui avance. Prochaine épisode : la réalisation de la voie.

J’en profite pour parler du week-end. Bein tiens, c’est dans la même veine : un petit tour aux Chemin de Fer des Côtes du Nord (CFCdN) pour leurs 20 ans. Rencontre avec quelques connaissances des forums, visite très sympa, excellent accueil. Trois Gnomys dans la bessace et la famille ravie. Tout bon !
Bientôt les photos ! ;-)

Au moins une bonne surprise...

Le 3 mai 2007 à 01h10min par Benoît Évellin
...dans cette soirée sans prétentions...

Il y a des soirs comme ça, où, par le hasard des marque-page, on aperçoit site que l’on a pas visité depuis longtemps. Bon, en plus, on est le début du mois, et sur ce site, tous les visiteurs habitués savent bien que c’est la période de mise à jour...

Pourquoi hésiter d’avantage ? Hop ! clic ! Cool, il y a du neuf !

Et c’est parti pour une lecture (en anglais) de ce site de référence à l’échelle mondiale de ce qui fait ma matière de prédilection en modélisme. Le numéro de mai est consacré à l’histoire des micro-réseaux, ces réalisations sur de toutes petites surfaces, où ingéniosité surdéveloppée et finesse du décor sont des éléments primordiaux.

Je lis, je dévore, et je m’approche soudain du bas de la page...

...
Je n’avais jamais fait gaffe au fait que le plafond soit aussi bas dans ma piaule. J’ai eu mal aux doigts à sauter si haut...

MR#07 - Episode 1, fini les gribouillages

Le 20 avril 2007 à 11h30min par Benoît Évellin

Ayé, c’est parti !
Après avoir passé six mois à me prendre la tête sur une approche théorique au 1/10 de mon prochain réseau, j’ai attaqué hier une phase importante, à savoir le plan. D’accord, j’avais déjà fait quelques plans, notamment en DAO histoire de calculer l’encombrement et les rayons de courbure, mais il était temps de me prendre la tête sur du concret. Donc hier, dans un moment d’ennui total, j’ai pris quelques feuilles de papier, mon scotch et un compas...

Episode 1 : le tracé à l’échelle 1 du réseau.

L’avantage de faire du micro-réseau réside dans la surface : stockage et transport simples, belle prise de tête pour avoir un tracé intéressant, possibilité d’expérimenter plein de choses et surtout, dans l’étape d’aujourd’hui, la possibilité de réaliser un plan à l’échelle 1/1.

A quoi ça sert me diront certains ? Hé bien à vérifier la validité de tous les éléments. En dehors d’un tracé précis en DAO, il est difficile d’avoir un point de vue précis sur les rayons de courbure, les occupations réelles des différents éléments, etc... Il devient même possible de tester les croisement et les engagements du gabarit sur le papier ! Sans compter la mise en volume, qui donne tout de suite l’idée de ce que sera le réseau plus tard...

J’avais fait ce plan échelle 1 pour mes précédents réseaux, sauf celui de Pitoune. Grave erreur : j’ai du refaire trois fois mon tracé de voie à cause d’approximations et d’un tracé beaucoup trop libre.

Mais ça sera quoi ce réseau 2007 ?
H2 bien, conformément aux vœux pieux faits au SNP, on n’en parlera pas beaucoup plus que dans les grandes lignes. Cependant, je peux dire ce que l’on y trouvera : une gare, un dépôt, une desserte d’usine, une coulisse, une voie à quai... ...le tout transportable en train et surtout de plus faible volume que ma grosse valise de 2005...

Comment ça « pas possible » ? ;)

Un p’tit train orange

Le 20 mars 2007 à 01h00min par Benoît Évellin

Je vous invite à commenter cette photo. Le lieu, la loco, le détail qui tue.
Même pour un non initié, ça peut sauter aux yeux...

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Notes

[1En même temps, un truc Topito (ahem) pour Ouigo (AHEM)...

[2Toujours le même, je le réalise à l’instant !

[4Titre. Pour toi Sophie.

[5Et malheureusement en cours de reconversion pour en faire un parc à bobos sans trains.

[6La peur des voisins au XIXe siècle.

[7Cela s’applique sûrement pour d’autres types de modélismes, mais je n’en ai jamais fréquenté et, surtout, le modélisme ferroviaire présente de très nombreux aspects non partagés par les autres disciplines.

[8Parce que être jeune ET amateur de voie étroite en club, c’est un peu l’ascension vers Golgotha.

[9Pour avoir passé une soirée à graver 2x10 centimètres de briques à la main, c’est vite décidé.

[10Cas théorique, ce présent poteau venant du commerce

[11Certains un peu trop et c’est le seul point déplaisant des deux jours : les photographes (et bizarrement les photographes amateurs du chemin de fer en particulier), qui descendent sur les voies ou les traversent pour prendre la plus belle photo du monde. Problème, c’est que même sur les voies-de-service-où-ya-pas-de-train-qui-passe, c’est interdit, sauf en étant dûment autorisé par un personnel habilité. Et que c’est pas sur leur gueule que ça retombe quand ils y vont, mais sur celle des associations qui organisent des trains spéciaux. Et que ça sert à rien d’insulter les bénévoles dans ces cas là, car ça fait carrément baisser la réputation de ces mêmes amateurs auprès des associations et de la Maison.

[12C’était très amusant t’entendre l’agent chargé de la descente des barrières s’arrêter à mi-course pour demander aux gens de se mettre du bon côté de la barrière. L’automatisme ne ferait pas ça.

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